La révélation des pyramides (4) – Les pieds dans le mètre

•14 mars, 2013 • 50 Commentaires

LES  PIEDS  DANS  LE  MÈTRE

ou

J’ai fait Phi des mesures, et Pi c’est tout

Une précision tout d’abord : avant que les commentaires ne me prennent de cours, je rappelle qu’il est ici question non seulement du film, mais également de ce qui existe autour de celui-ci, à commencer par les interviews et différentes réflexions menées ici ou là sur internet par les auteurs.

La remarque a parfois été faite qu’il fallait se contenter du film. Il me semble pourtant que ce film a des auteurs, et qu’ils ont été interviewés à propos du film tout comme ils réagissent à son sujet. A plus forte raison quand il s’agit d’un film se prétendant documentaire (donc qui suppose des recherches). Bref, il n’y a aucune raison d’ignorer ici les ¾ de ce qui s’est dit à propos du film, sous prétexte que ce n’est pas dedans…

Me voilà donc à jouer les canidés égyptiens pour cette nouvelle réflexion, mélange de Seth et d’Anubis, désireux de triturer le film et ses propos, de les charcuter en petits morceaux comme il a été fait du corps d’Osiris (rassurez-vous, je m’arrêterai avant 14) tel un vilain chacal.

anubis.scales

Or, l’un des arguments majeur du film se veut mathématique.

Il veut que les Egyptiens aient eu connaissance du mètre et que celui-ci, une fois appliqué à la pyramide de Khéops, révèle de nombreux éléments, par divers calculs et correspondances, au nombre desquels la valeur de Pi, celle de Phi (le nombre d’or) ou encore la vitesse de la lumière – ceux sur lesquels il y a eu le plus d’insistance. Et d’en conclure que la preuve est donnée, les constructeurs de Khéops connaissaient non seulement le mètre et ces différentes mesures.

Lorsque ces affirmations sont remises en cause, un argument revient sans cesse : le site d’un prof de maths qui a vérifié la plupart des données. Et force est de constater que ses calculs sont exacts, et il a l’honnêteté d’indiquer l’écart relatif existant entre le chiffre donné et le résultat du calcul.

Passé cela, son implication auprès des auteurs peut être sujette à caution, mais le plus problématique reste surtout sa volonté de se contenter de ces chiffres et de ne pas pousser la réflexion mathématique au-delà du système qu’il enseigne et que nous avons tous appris sur les bancs du lycée. Bref, il pense mathématiques et Khéops, mais ne va ni au-delà de la question du système mathématique, ni au-delà de Khéops et du propos du film.

Mais revenons au film, pour deux réactions répétées à loisir par la suite. La première vient appuyer ce que dit le film, un extrait de la discussion avec Jean Leclant qui confirme que, pour lui, Phi était connu des Egyptiens et ajoute qu’« il n’est pas dans leur culture de le faire connaître » – ce qui expliquerait l’absence d’indication précise quant à la valeur Phi dans l’Egypte antique.

Pyramides de Gizeh / Pyramids of Giza

Inversement, lorsqu’il est question de la vitesse de la lumière, Jean-Pierre Adam répond que le raisonnement n’a pas de valeur selon lui, puisqu’on pourrait tout aussi bien trouver cette valeur dans une « brosse à dent » ou un « tabouret ». La voix de la narratrice reprendra cet argument pour moquer la réflexion de Jean-Pierre Adam et d’un bon nombre d’égyptologues / archéologues / historiens incapables de penser une façon nouvelle d’aborder les pyramides.

Notez que l’on retrouve donc les deux hommes dans les postures que je décrivais dans le second article : le premier comme faire-valoir, le second comme homme à abattre. Notez également que leur réflexion ne porte pas du tout sur les mêmes éléments, même si le film les lie l’un à l’autre : Phi d’un côté, la vitesse de la lumière de l’autre.

Le problème, c’est que ces deux notions n’ont rien à voir. Phi, au même titre que Pi, est un problème de proportion quand la vitesse de la lumière est une valeur mesurée. Un échange de commentaires a eu lieu sur Nioutaik où il a été affirmé que le mètre et probablement (même s’il y a eu moins d’insistance sur ce point) la vitesse de la lumière du même coup sont des valeurs non-arbitraires, en somme propres à la nature.

xkcd-179-e-puissance-pi-fois-i

D’abord, comment se définit le mètre : certains diront par le mouvement d’un pendule le temps d’une seconde (donc, comme pour la vitesse de la lumière, la question du calcul du temps intervient) – qui est en réalité inférieur à 1m de quelques dizaines de millimètres. D’autres, la plupart, rappelleront à loisir qu’il s’agit d’une division de la moitié de méridien terrestre par 10 millions.

Mais ce 10 000 000, il est arbitraire ! Pourquoi pas 11 ou 12 ? Et cette moitié de méridien ? Pourquoi pas un tiers ? Certains s’empresseront de répondre qu’il reste l’idée du pendule et de la seconde…

Mais là encore, qu’est-ce qu’une seconde ? et qu’est-ce que le temps et la mesure de celui-ci ? Parce qu’une seconde, c’est 24(heures)x60(minutes)x60(secondes) la partie d’une journée (et les Anglais seront plus tentés de dire 2×12 que 24 ! soit 86 400. Bref, là encore, une mesure parfaitement arbitraire qui fait du calcul de la vitesse de la lumière quelque chose de parfaitement faussé dès l’instant où la norme (distance et temps) change.

Pas convaincus ? Que deviennent alors les anglo-saxons et leur systèmes de miles ? ou tout simplement les unités de distance employées dans la navigation ? Sont-ils plus arbitraires, moins naturels ?

La remarque revient, selon laquelle la base décimale (le multiple par 10) est plus logique, donc que l’argument reste valide. Premier problème : que devient le calcul du temps, où le dixième n’intervient pas – ou pratiquement pas, au mieux dans le 6×10 de la minute ou de l’heure (d’où question implicite : pourquoi pas 100 au lieu de 60) ?

Second problème : que deviennent les civilisations dont la base n’est pas décimale ? Sont-elles moins naturelles, plus arbitraires, plus illogiques ? En réalité, les auteurs du film nous laissent entendre un discours mathématique calibré selon une lecture européenne contemporaine (je ne dis pas occidentale vu que le système anglo-saxon, comme je l’ai déjà signalé ne fonctionne pas selon les mêmes distances – pour rappel, un pied vaut 30,48 cm). Pour faire fonctionner le raisonnement, ils oublient volontairement que la base 10 (indo-arabe) est tout aussi absurde qu’une base 12 ou 20 par exemple.

poser+le+pied

 

Le 12 du système babylonien par exemple correspond aux phalanges de quatre doigts de la main, calculable avec le pouce (dont on ne compte pas les phalanges) et la deuxième main peut compléter le calcul, chaque doigt devenant un multiple (soit 12×5=60).

Chez les Mayas, la base est en 20, base à laquelle le zéro existant vient s’ajouter pour calculer des sommes tout aussi astronomiques que les nôtres, passant de 20 à 400 à 8 000 là où nous passons de 10 à 100 à 1 000.

Notons au passage que les bases 12 ou 20 présentent un avantage sur la base 10 : elles connaissent plus de diviseurs. Pour 12 : 2, 3, 4, 6. Pour 20 : 2, 4, 5, 10. Pour 10 : 2, 5.

Ces systèmes pourraient tout aussi bien remplacer le système décimal ; le mètre s’en trouverait immédiatement modifié puisqu’il est directement dépendant de cette base. Et du même coup le calcul d’une quelconque distance, mais aussi d’une quelconque vitesse !

Et le temps peut venir s’en mêler, puisque si à l’échelle d’une journée ou même d’une année, la base décimale est absente, elle ne l’est plus ni de la décennie ni du siècle. Mais le système maya repose sur une récurrence de 20 ans (sans compter que les années dans ce cas ne sont pas bissextiles ! donc qu’une vingtaine d’années mayas sont différentes de quelques jours des 20 ans selon notre calendrier – et je passe sur les variantes propres au calendrier julien/grégorien), le système aztèque selon des cycles de 52 ans… et ainsi de suite. Bref, quand on mesure une distance ou une durée, on tombe dans l’arbitraire dans tous les cas, du fait des diviseurs et des bases choisis.

Donc, quand Pooyard et Grimault présentent un documentaire où ils annoncent trouver la vitesse de la lumière dans Khéops, quand bien même on accepterait le postulat de départ de la connaissance du mètre par les Egyptiens (ou les architectes de la pyramide, vu qu’on en vient à supposer qu’ils volent ou qu’ils sortent d’un paragraphe de Platon), il suppose aussi la même division du temps que la nôtre ! ce que le film ne précise à aucun moment. Et ce qui paraîtra improbable (il faudrait à la fois faire intervenir 60 deux fois et 24 !).

emc2

Donc adios la vitesse de la lumière !

Toujours pas convaincus ? J’en imagine déjà certains venir : « Oui, mais répondre tabouret et brosse à dent, c’est n’importe quoi ». Je passe sur la qualité du raisonnement, qui nous renvoie à Jean-Pierre Adam et fait allégrement l’amalgame entre tous ceux qui doutent de la qualité de LRDP voire s’y opposent.

Qu’à cela ne tienne ! Prenons des éléments aussi absurdes et tentons de voir, si, comme avec Khéops, on trouve la vitesse de la lumière !

Le premier – le moins efficace – est de moi : hauteur de la tour Eiffel au 3e plancher : 276,13 m
Hauteur au niveau de l’antenne : 324 m
Ecart de l’un à l’autre : 47,87 m
Soit 2 x 23,935
276,13 + 23,935=300,065
Vitesse de la lumière en m/s : 299 792 458
écart relatif : 0,09%…
Le second, je le pique au forum Kraland – le sujet a hélas disparu – proposait de prendre un iPhone dernière génération :

Hauteur : 123,8 mm
Largeur : 58,6 mm
Profondeur : 7,6 mm
Poids : 112 g
Premier calcul : (123.8 * 7.6 + 112 ) / 58.6 = 17,967
Allons plus loin : (123.8 * 7.6 * 112 ) / 58.6 = 1798.27
Eh ben la vitesse de la lumière en kilomètre par minute, ça donne : 17.987.547.

Toujours pas suffisant ? le meilleur et le plus absurde est sans doute le Big Mac de Nioutaik :

pyramides46

Ce à quoi les esprits les plus critiques rappelleront qu’il s’agit d’un mensonge, que ces protéines ne sont pas celles d’un Big Mac ! Cerberus a d’ailleurs reconnu son infamie et fait son mea culpa ; il ne s’agit pas d’un Big Mac, mais d’un Cheeseburger.

Et puis de toute façon on ne dit pas Big Mac. On dit « LE Big Mac »… quand il n’y a pas d’autres problèmes métriques qui s’en mêlent !

Pulp-Fiction-on-Blu-ray---Le-Big-Mac_

Vincent : Et devine comment ils appellent un « Quarter Pounder with cheese » à Paris ?
Jules : Un « Quarter Pounder with cheese » ?
Vincent : Mon cul ! Ça a pas de sens « Quarter Pounder » avec leur système métrique.
Jules : Mais alors quoi ?
Vincent : Ils disent « Royal Cheese »

Nous voilà rassurés : la vitesse de la lumière, on la trouve n’importe où pour peu qu’on la cherche.

 

Venons-en à Pi et Phi.

Comme je l’évoquais au-dessus pour les calculs précédents, Pi et Phi ne valent pas respectivement 3,14159 et 1,61803 – c’est notre système décimal qui leur donne ces valeurs. Pour un Maya (j’ai la flemme de vous donner le système babylonien), on pourrait imaginer une valeur de 3 suivi de 1(x8000)/15x(400)/17(x20)/19 en se contentant des cinq premières décimales (hypothèse totalement absurde vu l’impossibilité technique d’écrire des décimales avec le système maya). Ce qui n’empêcherait pas Pi d’intervenir dans un cercle et dans les calculs de circonférence de celui-ci ou de surface, pour la simple et bonne raison que Pi (et cela marche également pour Phi) n’est pas une valeur, mais avant tout une proportion. La preuve en est le nombre de chiffres après la virgule, infini.

Allons plus loin : Pi n’a aucun besoin d’être connu pour exister. Il est présent dans le moindre cercle que vous tracez. Sans que vous n’ayez ni à le connaître, ni à le calculer. Ce qui n’empêchera pas de calculer une circonférence d’ailleurs, pour peu que vous ayez une corde avec vous et que l’objet circulaire soit à une échelle mesurable…

Phi est un brin plus complexe au premier abord, vu qu’il s’agit de la valeur X permettant de résoudre l’équation X² = X+1. Présenté tel quel, on se dit que pour le faire intervenir en architecture ou pour le calculer, ce n’est pas forcément à la portée du premier venu. Sauf que…

Sauf qu’un document datant du second millénaire avant Jésus-Christ prouve que les Egyptiens connaissaient les équations du second degré – le papyrus Rhind [merci Watchinofoye !]. Donc qu’ils étaient en mesure de calculer la valeur de Phi.

Mais le deuxième millénaire, c’est potentiellement quelques siècles après Khéops ! Du coup on sort à nouveau l’argument du savoir-faire des bâtisseurs, de l’incertitude de la connaissance de Phi, etc…

Mais quand vous demandez à un professeur de mathématiques de vous préciser les choses tout devient plus simple. Car Phi, ce n’est pas seulement une équation, c’est aussi un jeu géométrique de proportion : le partage d’un segment en deux de telle façon que le rapport petit segment sur le grand soit équivalent au rapport grand segment sur le tout. Soit pour deux segments P et G : P/G = G/(P+G).

Et là encore, il suffit d’un peu d’entêtement pour trouver Phi.

Du reste, LRDP focalise sur Khéops, passant à la trappe toute une série d’autres pyramides où interviennent ces deux constantes, ensemble parfois, ou séparément, conservant Pi pour les unes, Phi pour les autres…

En conclusion sur ces deux points, je tombe donc d’accord à la fois avec Jean-Pierre Adam pour dire que la vitesse de la lumière, il suffit de la chercher pour la trouver, et avec Jean Leclant, pour dire que les Egyptiens connaissaient Phi (mais sans avoir l’obligation d’en connaître la valeur exacte ! ce que Jean Leclant ne précise d’ailleurs pas).

183676_l-orientaliste-et-egyptologue-francais-jean-leclant-pres-de-sakkara-en-egypte-en-1995

Pour aller plus loin dans les chiffres à travers la pyramide :

http://www.jimloy.com/pseudo/pyramid0.htm

Et sinon, je vous propose la magie automobile (reprise à ufo-scepticisme) :

Peugeot 207 :

longueur 4.045
largeur 1.972
hauteur 1.472

0.1618=((longueur)/5)/5
16.18=((longueur)+(longueur))+((longueur)+(longueur))
16.18=((longueur)+(longueur))/((largeur)-(hauteur))
16.18=(2*(longueur))+((longueur)+(longueur))
16.18=(2*(longueur))+(2*(longueur))
16.18=(2*(longueur))/((largeur)-(hauteur))
16.18=(5*(longueur))-(longueur)
16.18=(7*(longueur))-(3*(longueur))
16.18=(longueur)+(3*(longueur))
16.18=2*((longueur)+(longueur))
16.18=2*(2*(longueur))
2.997218536111877=(racine(longueur))+((largeur)/2)

Et la version Twingo :

longueur 3.433
largeur 1.630
hauteur 1.423

1.6186666666666665=((longueur)/3)+((hauteur)/3)
1.6186666666666667=((longueur)+(hauteur))/3
2.9970300613496934=((longueur)*(hauteur))*(1/(largeur))
2.9970300613496934=((longueur)*(hauteur))/(largeur)
2.9970300613496934=((longueur)/(largeur))/(1/(hauteur))
2.9970300613496934=(hauteur)*((longueur)/(largeur))
2.9970300613496934=(hauteur)/((largeur)/(longueur))
2.9970300613496934=(longueur)*((hauteur)/(largeur))
2.997030061349693=((hauteur)/(largeur))/(1/(longueur))
2.997030061349694=(longueur)/((largeur)/(hauteur))
2.99716899792963=(racine(longueur))+((longueur)/3)
3.141709583454704=(longueur)-(1/(longueur))

Ou, pour revenir à des notions plus sérieuses, celles relevant des hamburgers Ronald :

auto-mcdonalds-ronald-clown-349506

Pi : le rapport de la circonférence d’un cercle à son diamètre
Phi : le nombre d’or
e : nombre transcendent associé à l’exponentielle
C : la vitesse de la lumière (exprimée en km/s)
Gamma : la constante d’Euler

Pour le Big Mac :
((((Calorie)-Lipides)/Calorie)+Sel)=Pi
((((Calorie)-Proteines)/Calorie)+Sel)=Pi
(((Glucides)-Lipides)/Lipides)=Gamma
((((Glucides)-Lipides)+Proteines)/Lipides)=e
((((Glucides)/Lipides)+Lipides)-Proteines)=Gamma
((((Glucides)-Proteines)/Proteines)+Sel)=Phi
((((Glucides)-Sel)/Glucides)+Sel)=Pi
((((Lipides)-Glucides)/Lipides)+Sel)=e
((((Lipides)+Lipides)/Glucides)/Sel)=Gamma
((((Lipides)/Proteines)+Glucides)/Lipides)=e
(((Lipides)-Sel)/Glucides)=Gamma
((((Proteines)/Calorie)*Proteines)*Sel)=Pi
((((Proteines)/Lipides)+Glucides)/Lipides)=e
((((Proteines)*Sel)/Calorie)*Proteines)=Pi
((((Sel)-Lipides)/Glucides)+Sel)=e

Pour le Chessburger, j’ai encore plus de relations
2 simples (taille 3)
(((Proteines)+Sel)/Glucides)=Gamma
(((Lipides)+Lipides)/Proteines)=e

Et des dizaines de taille 4
((((Calorie)/Proteines)-Sel)/Glucides)=Gamma
((((Calorie)+Glucides)/Proteines)/Lipides)=e
((((Calorie)-Glucides)/Proteines)/Glucides)=Gamma
((((Calorie)-Glucides)/Lipides)/Lipides)=e
((((Calorie)/Lipides)-Proteines)/Lipides)=Gamma
((((Calorie)+Sel)/Calorie)*Sel)=e
((((Calorie)+Sel)*Sel)/Calorie)=e
((((Calorie)/Sel)+Calorie)/Calorie)=e
((((Calorie)/Sel)-Proteines)/Calorie)=Gamma
((((Calorie)/Sel)-Lipides)/Calorie)=Gamma
((((Proteines)+Proteines)/Calorie)*Glucides)=Pi
((((Proteines)+Glucides)/Glucides)+Sel)=Pi
((((Proteines)*Glucides)-Calorie)/Calorie)=Gamma
((((Proteines)*Glucides)+Proteines)/Calorie)=e
((((Proteines)*Glucides)+Lipides)/Calorie)=e
((((Proteines)/Glucides)/Glucides)+Sel)=e
((((Proteines)-Lipides)/Calorie)+Sel)=e
((((Proteines)*Lipides)-Glucides)/Calorie)=Gamma
((((Proteines)/Lipides)+Proteines)/Glucides)=Gamma
((((Proteines)/Lipides)*Sel)*Sel)=Pi
(((Proteines)+Sel)/Glucides)=Gamma
((((Proteines)*Sel)*Sel)/Lipides)=Pi
((((Glucides)/Calorie)+Sel)*Sel)=Phi
((((Glucides)-Sel)/Lipides)-Sel)=Gamma
((((Glucides)/Sel)-Sel)/Glucides)=Gamma
((((Lipides)/Calorie)/Sel)+Sel)=e
((((Lipides)/Proteines)/Glucides)+Sel)=e
((((Lipides)/Glucides)/Glucides)+Sel)=e
(((Lipides)+Lipides)/Proteines)=e
((((Lipides)+Sel)/Proteines)/Sel)=Gamma
((((Lipides)+Sel)/Lipides)+Sel)=Phi
((((Lipides)/Sel)/Calorie)+Sel)=e
((((Sel)/Proteines)+Sel)*Sel)=Phi
((((Sel)/Lipides)/Lipides)+Sel)=e
((((Sel)+Sel)/Calorie)+Sel)=e
((((Sel)*Sel)/Calorie)+Sel)=e
((((Sel)*Sel)*Proteines)/Lipides)=Pi

Si on joue encore avec les chiffres : prenons une corde qui ferait le tour de la planète au niveau de l’équateur. Rajoutez un peu de corde… disons 6,28m. Eh bien la corde sera à présent à 1m du sol. Ensuite, prenez une orange, une balle de ping-pong ou un truc rond quel qu’il soit et faites le tour avec une autre corde. Ajoutez 6,28m à nouveau. Boum ! retour à 1m de la surface de l’objet pour la corde.

Avons-nous découverts des propriétés dignes d’une planète dans un objet aussi anodin qu’une boule de billard. Non, l’idée est un simple jeu mathématique comme l’a signalé Carembole dans les commentaires de Nioutaik :

R=rayon, L=longueur de la corde à 1m de la surface, C= circonférence, x=le petit bout qu’il faut ajouter à la corde pour qu’elle soit à 1 m

x=L-C

C=2*pi*R

L= 2*pi*(R+1) = 2piR+2pi

x= 2piR+2pi-2piR = 2pi

Donc quel que soit R, la longueur de corde à ajouter pour être à 1m de la surface d’une sphère est de 2pi = 6.28m

 

Allez, j’ai été assez méchant côté mathématiques. La connaissance des bâtisseurs atlantes ou extra-terrestres de Khéops se résume finalement à une équerre et un compas des Egyptiens… Plutôt décevant, non ? Retour aux propos du film et aux interviews qui l’entourent !

Ce qui est frappant, lorsque des références sont données, lorsque des noms apparaissent pour valoriser LRDP, c’est qu’il s’agit souvent de personnes vivantes. On en revient au problème éternel des sources. Sous prétexte que la démonstration serait avant tout mathématique (et je viens de montrer à quoi elle tient – pas grand-chose), elle serait éternelle (comme la valeur du mètre, soi-dit en passant… heu…), donc les sources inutiles. Il y a pourtant un nom, essentiel, à la base du raisonnement que tient Grimault – ou qu’il prétend tenir. Ce nom qui est à l’origine de la théorie qui s’échafaude ligne après ligne, interview après interview, de l’idée d’Atlantes constructeurs des pyramides.

ronaldx

Ce nom n’a été mentionné que dans un seul article de Grimault (mis en ligne par Stefff, une fois de plus – on s’y perd d’ailleurs parfois à ne plus savoir qui est le nègre informatique et qui est le génie de la pensée à l’œuvre quand l’un et l’autre disent « je » et que l’argument le plus récurrent contre les vils critiques est à base de prouts… bon, je suis caricatural, depuis, on est passé à des choses sexuelles aussi). Il s’agit de John Taylor (et je ne remercierai jamais assez le troll qui m’a fourni ce nom, dans le seul but de défendre le film, sans réaliser qu’il me fournissait la clé de voûte au raisonnement, le fondateur de la théorie atlante).

John Taylor, c’est un Anglais du XIXe siècle (1781-1864) qui a pondu The great pyramid; why was it built: & who built it? Dans ce livre de 1859, il défend la même hypothèse que Grimault, les Atlantes. Et avec quoi ? Les mêmes arguments : mesures et mathématiques. Ce que viendront compléter toute une série d’auteur dans laquelle s’inscrit parfaitement Jacques Grimault, chacun rajoutant à sa sauce quelques arguments, quelques réflexions ici ou là, en évitant bien sûr de mentionner ceux qui rentreraient en contradiction directe avec la théorie que l’on tenterait d’élaborer. A commencer par Charles Piazzi Smith (pour un livre de 1864) qui compare la coudée égyptienne… aux mesures anglaises ! Cela lorsqu’il établit que le pouce pyramidal vaut 1,001 pouce anglais.

Et à trop chercher du côté de Taylor, Piazzi Smith et toute la bande, on se prend les pieds dans le mètre sans avoir les coudées franches…

Taylor dans le même temps s’imaginait que les Britanniques étaient des descendants des tribus d’Israël. Pour ceux qui se souviennent de mon second article, cela vous rappellera probablement quelques idées émises par Davidovits. Cela rappellera surtout Antoine Plussihem (ou Jacques Grimault – faites à loisir, c’est interchangeable) qui lui aussi était présenté sur le quatrième de couverture de son livre comme « l’un des héritiers de cette tradition hermétique qui remonte aux anciens Egyptiens et se transmet de génération en génération ». Héritage intellectuel, droit du sang, connaissance générationnelle, savoir perdu, et tutti quanti – les deux rengaines à un siècle et demi d’écart se font des échos l’une à l’autre.

Inutile que je m’éternise trop longuement sur Taylor et Piazzi Smith, d’autres l’ont fait bien mieux que moi.

Le nom réapparaît toutefois dans ce monde bizarre des pseudo-archéologues et antiquaires du XIXe siècle où tout le monde se connaît et se lit, à quelques décennies près, entre théoriciens de la bizarrerie et vendeurs de faux, qu’ils soient conscients ou non de la fraude, en Angleterre ou outre-Manche, du côté des Gaulois. Et une fois de plus, cela nous ramène à l’argumentaire autour de LRDP…

Parce que lorsqu’on feuillette Taylor, à suivre les réflexions du bonhomme (et elles sont loin d’être toutes farfelues puisqu’il met le doigt sur les proportions Pi et Phi !), on se dit qu’il doit être honnête. Honnête et naïf. Qu’il n’est finalement ni plus ni moins qu’un illuminé désireux de rêver à l’éclatement des tribus d’Israël et à l’Atlantide platonicien. Et qu’il n’est pas le seul !

platon_et_aristote1286365236

Car il y a un autre petit monde à côté, qui pour différentes raisons s’amalgame parfois avec le monde égyptien : le monde mexicain (et parfois andin). Un amalgame que l’on ne manquera pas de retrouver (suspense, je vous laisse chercher quelques secondes)… dans LRDP ! Et arrive un autre bonhomme, lui aussi mangeur de jelly et de bœuf à la sauce menthe et embarqué dans une recherche éperdue de juifs aux quatre coins du monde : Edward King, plus connu sous le nom de Lord Kingsborough. Et ce gars-là est à l’Amérique ce que Taylor est à l’Egypte !

Pour la peine, Kingsborough a dépensé toute sa fortune dans la réalisation d’une série de livres, les Antiquities of Mexico, première véritable source pour l’étude des codex mésoaméricains, codex reproduits par différents artistes qui se sont baladés à travers l’Europe pour recopier des thèmes mayas, mixtèques ou aztèques. Kingsborough dépensa jusqu’à s’endetter, il finit en prison où il meurt du typhus.

Tout ça pour quoi ? Pour neuf volumes et 38 kilos de bouquins. Quoi d’autre ? Tenter de prouver que les Aztèques et autres tribus du Mexique ne sont ni plus ni moins que la dixième tribu égarée d’Israël. Ses preuves ? Les codex, où l’on voit des rituels indiens – qui lui rappellent ceux juifs : meurtres d’enfants (référence à Abraham sacrifiant son fils), sacrifices, cannibalisme et autres caricatures juives antisémites en vogue à l’époque.

philippulus

Mais il n’y a pas que les Angliches aux fourneaux ! Chez les bouffeurs de grenouilles aussi, il y a de joyeux drilles ! Jean-Frédéric Maximilien de Waldeck, un décrypteur de glyphes mayas qui voyait des éléphants dessinés dessus et tenait du coup pour certain que les pyramides mexicaines avaient été érigées grâce à ces bestiaux (que voulez-vous, à l’époque, les soucoupes volantes n’étaient pas encore à la mode – mais rassurez-vous, une théorie similaire existe pour les Egyptiens, avec des mammouths pour le coup !).

elephants

Et un autre monsieur qui nous intéressera encore plus, Charles Etienne Brasseur de Bourbourg. Et lui, il voyait dans un codex maya, le Tro-Cortesianus, l’histoire de Mu. Et qui retrouve-t-on dans les références de Brasseur de Bourbourg… ? John Taylor ! …que le monde est petit.

La liste pourrait continuer, dans les amalgames judaïques avant Taylor et Kingsborough, pour l’Egypte comme pour le Mexique, et dans les reprises postérieurs à ces pseudo-chercheurs (à qui on doit beaucoup pour la publicité qu’ils ont fait au Mexique et à l’Egypte, quand bien même 90% ou plus de leurs théories ne tiennent pas une seule seconde).

Je ne résiste pas à tomber dans l’amalgame, et à vous parler d’Eugène Boban, un antiquaire français spécialiste du Mexique, proche de deux autres larrons, Joseph Marius Alexis Aubin et Eugène Goupil. Quel rapport ? Eh bien d’abord, parce qu’on retrouve Maximilien de Waldeck, à qui Aubin rachètera des pages de codex. Et Boban, proche d’Aubin et de Goupil est connu dans le monde des théories fumeuses pour être l’antiquaire responsable d’une partie de la vente… des crânes de cristal !

crane-cristal-british-museu

Le monde est décidément bien petit puisqu’on passe de Kingsborough à Waldeck à Aubin à Boban. Et ailleurs de Taylor à Brasseur de Bourbourg au trio Aubin-Boban-Goupil. En somme, pour relier Khéops aux crânes de cristal en passant par les juifs et les Atlantes, il ne manque rien, et on peut directement envoyer Indiana Jones aux chiottes (1 siècle d’avance sur Steven Spielberg et Harrison Ford, les saligauds !).

Indiana-Jones-en-route-pour-une-cinquieme-expedition_portrait_w532

Tout ça pour en arriver à une réflexion d’ordre linguistique. LRDP ne se prive pas de suggérer des amalgames entre les cultures latino-américaines et égyptiennes, en évoquant la présence de « pyramides » et de « momies » en particulier. Cerberus a déjà fait une superposition pour démontrer l’absurdité d’un tel raisonnement (Cf. : image ci-dessous).

Les procédés de momification et les rituels qui les entourent sont du même tenant que l’exemple des pyramides : l’Egypte n’a rien à voir avec le Mexique ou le Pérou. Le problème est d’ordre nominal, il tient au fait que nous appelons cela « pyramide » et « momie ».

Mais les premiers découvreurs du monde mexicain, faute de vocabulaire pour décrire ce qu’ils voyaient n’hésitent pas à faire d’autres amalgames du même type quand ils n’empruntent pas le vocabulaire local (notez au passage qu’il y a plus de 360 langues et variantes parlées sur le territoire mexicain, probablement 400 si l’on y ajoute le Guatemala et Belize – ne parlons même pas d’ajouter le Pérou et des zones alentours où régnaient les Incas). Et pour le coup, ces amalgames ne vont pas chercher du côté des pyramides et de l’Egypte antique (il faut attendre des intellectuels plutôt que des soldats pour cela) mais vers le religieux et les luttes intestines de l’Espagne du XVe-XVIe siècle : les pyramides deviennent « temples » (sous-entendu juifs) pour les uns, « mosquées » pour les autres (si vous êtes curieux, allez feuilleter Bernal Diaz del Castillo ou Bernardino de Sahagun pour les plus connus).

Du même coup, passer d’un Diaz del Castillo qui vous décrit les « temples » juifs de Mexico à un Kingsborough voyant chez les Aztèques la tribu égarée d’Israël devient soudain plus simple : problème de vocabulaire !

Alors, lorsque Jacques Grimault, Patrice Pooyard et Olivier Krasker-Rosen (tous trois scénaristes) vous donnent de la « pyramide » égypto-américaine, les symptômes aboutissent au même diagnostic : problème de vocabulaire !

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Et loin de s’arrêter là, Grimault reprend exactement les mêmes raisonnements qu’Edward King (Lord Kingsborough) lorsqu’il fait jouer le vocabulaire, accordant une parenté au mot « terre » et au dieu Hermès dans différentes langues, mettant côte à côte les sonorités de Hermès, Eretz (en Hébreu) et Earth (en Anglais). Dans les années 1840, Kingsborough faisait pareil, comparant le nom d’Haïti au Aith hébreu, et toute une série de mots caribéens ou mésoaméricains qu’il prétendait retrouver en Hébreu.

A l’attention de Jacques Grimault, apprenez que lorsque l’on écrit « dans les années XYZ » en précisant une décennie, cela suppose 10 ans, donc lorsque je dis années 1840, la date peut aussi bien être 1841 que 1849 – il semblerait que vous ayez eu quelques difficultés à admettre que 1927 fasse partie des années 20…

Le phénomène est loin de s’arrêter là, on trouve aujourd’hui toute une série de prédicateurs empressés de faire le même genre d’amalgame entre la langue de leur texte sacré et celle parlée aux quatre coins du monde, du Japon aux Malouines en passant par le Nicaragua et le Congo, tout cela pour prouver que Jésus, Mahomet, Bouddha ou Shiva sont passés par là, quand ce n’est pas tout simplement un Atlante égaré hors des lignes de Platon.

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Quelques données numériques encore, avant de finir cet article.

Il y a la question du temps pour construire Khéops qui, tel qu’il est présenté dans le film, est totalement absurde puisqu’il présente toute une série de chiffres tentant de faire dire qu’il faudrait un bloc mis en place toutes les 2m30. Cela, sans préciser le nombre d’ouvriers, et sans prendre en considération le fonctionnement d’un travail à la chaîne ou la possibilité de mettre en place plusieurs blocs à la fois. Bref, un calcul sans l’ensemble des données qui, par la même occasion, tombe à l’eau.

Il y a également la date de l’érection de Khéops (ben quoi ? Grimault a bien un vocabulaire à base de matières fécales, je peux parler d’« érection » non ?). Tantôt -2500, tantôt -8000 selon qu’on écoute le film ou les interviews… et le fait que le reste du monde était encore en peaux de bêtes à l’époque.

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En -2500, ça s’annonce compliqué, vu que le croissant fertile et la zone mésopotamienne se sont développés depuis un sacré bout de temps ! En -8000, ça paraît plus probable. Manque de bol, la datation sortie de nulle part de ces -8000 ne tient pas une seule seconde, de la même façon que l’inculture des Egyptiens à l’époque de la fondation de Khéops puisque, nous dit Jacques Grimault, ils ne connaissaient pas l’écriture. Ce qui rend sacrément problématique l’édition de Peter Kaplony de textes égyptiens datant de -3000 à -2600, soit les quatre siècles qui précèdent Khéops. Pour un peuple illettré, ça rend les choses compliquées…

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Autre problème relatif à la fameuse érection (oups) de Khéops, les fameux 20 ans. D’abord Grimault tente de nous faire croire qu’il y a un consensus dans le milieu de l’égyptologie et que les 20 ans sont acceptés par l’ensemble de la profession, ce qui est parfaitement faux. Ensuite, LRDP rappelle, à raison, que celui qui donne cette datation est Manéthon de Sebennytos, qui écrivit au IIIe siècle avant notre ère. Et de mettre en doute la fiabilité de quelqu’un qui écrit 22 siècles après Khéops – à juste titre… Mais que devient alors Platon (-424/-347), dont LRDP et Grimault se servent pour insuffler l’idée de l’Atlantide (à travers le Timée et le Critias – c’est-à-dire vers -358 et dans les dix ans qui suivent) ? Un siècle avant Manéthon, 21 siècles après Khéops… et Platon serait plus fiable que Manéthon pour affirmer l’existence de l’Atlantide (d’ailleurs, pourquoi prendre ces deux textes de Platon comme véridiques, et pas La République ?), donc potentiellement la place des Atlantes comme bâtisseurs de Khéops (et les soucoupes et tout et tout)…?????

Et LRDP de finir ses histoires de datation avec un face à face entre Gizeh et Teotihuacan, entre Khéops et la pyramide du soleil. En annonçant un temps de construction de 150 ans pour celle-ci (je suis curieux de connaître la source – vu qu’on ne sait même pas quelle langue était parlée à Teotihuacan), oubliant au passage de prendre en compte le reste des constructions attenantes et complémentaires (pyramide de la lune dédiée en réalité au dieu de la pluie, pyramide circulaire du serpent à plumes, divers édifices rituels…) alors que Khéops est seule à être bâtie sur le site, avant que ne suivent Khephren et Mykérinos. Bref, les mises en parallèle Mexique / Egypte, ça ne leur réussit pas.

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Enfin, un récent article (10 mars) de Grimault proposait une série de calculs sortis de « La Kabbale pour les nuls » où il prenait LMNO, placées 12, 13, 14 et 15e lettres de l’alphabet, notant que 2 + 3 + 4 +5 = 14 soit N, soit la lettre centrale de l’alphabet… et s’ensuivent toute une série de calculs. Et pourquoi l’alphabet occidental français d’abord ? Pourquoi pas l’Espagnol, avec des lettres en plus ?

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Les plus curieux concernant la Kabbale auront mieux à faire de lire le Zohar, le Sefer Bahir et le Sefer Yesirah.

Je vous proposerai donc pour finir mon propre calcul, qui précédait celui de Grimault et perdu dans les milliers de commentaires sur Nioutaik, calcul qui vous permettra à votre tour de partir prêcher la vérité biblique dans un ramassis néo-évangéliste mathématique de conversion à tout prix (si vous préférez œuvrer pour un autre groupe chrétien ou apparenté, libre à vous), afin de prouver la vérité de la résurrection du Christ.

« Je suis l’alpha et l’oméga » est-il écrit (Apocalypse 1:8, 21:6 et 22:13). Respectivement 1 et 24 de l’Alphabet grec. Prenons également les deux lettres grecques qui nous ont conduit jusqu’ici : Pi et Phi (respectivement 16 et 21).

Eh bien (Alpha + Phi)/Pi x Omega = 33. Soit l’âge du Christ à sa mort.

Le Christ détenant donc en lui l’Alpha, l’Omega, Pi et Phi lorsqu’il revint des morts, j’en conclus que sa résurrection n’est pas une hypothèse mais une certitude. Ecart relatif : 0,0000%.

Je pars de ce pas prêcher la bonne parole avant de vous retrouver pour le prochain article !

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Enfin, j’invite les plus curieux à aller faire un tour du côté de chez Yokho.

Et également le site d’Irna.

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En attendant les menaces juridiques à venir, je rappellerai que l’avocat, c’est très bon en guacamole.

 

Partie 1 : Mise en scène du spectacle
Partie 2 : Faites entrer les clowns
Partie 3 : Je suis bloqué au stade anal
*
Partie 5 :
Partie 6 :

La révélation des pyramides (3) – Je suis bloqué au stade anal

•6 mars, 2013 • 47 Commentaires

JE  SUIS  BLOQUÉ  AU  STADE  ANAL

Je compte parmi les privilégiés : j’ai eu la chance de rencontrer Jacques Grimault, virtuellement du moins et par l’entremise d’un de ses partisans de la première heure, et je compte parmi les rares à qui il se soit adressé directement, quitte à ce qu’il écorche au passage mon nom, me confondant visiblement avec un guide gastronomique états-unien, le Zagat.

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Peu importe les détails ; j’avais lancé une première volée de réflexions et critiques, et visiblement Jacques Grimault n’avait pas apprécié mes remarques, au point de disloquer mon commentaire en pièces détachées pour me faire dire ce que je n’avais pas écrit. Il s’était également montré bien sûr de lui, méprisant et n’avait répondu à aucun de mes arguments.

Mais, inutile de ressasser cet épisode déjà vieux de deux mois perdu quelque part sur un forum où je ne passais pratiquement jamais et où LRDP aura été ma seule contribution. Sans compter que je ne suis pas là pour me prendre pour Galilée ou vous exhiber mon nombril, et que mon exemple personnel n’en est finalement qu’un parmi toute une série de missives de Jacques Grimault adressés à différents contradicteurs.

Bref, tout ça pour dire que si je n’ai pas touché Jacques Grimault, j’ai néanmoins entendu sa voix, tel St Paul sur le chemin de Damas, et comme St Paul, cette apparition soudaine m’a motivé à écrire (parce que sans le passage de Jacques Grimault et son message venimeux, il y a fort à parier que le sujet LRDP m’aurait intéressé 15 jours avant de me lasser, sauf que je suis dessus depuis décembre !).

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Qui est donc Jacques Grimault ?

Pour ce qui est de LRDP, la fiche IMDB du film le crédite à trois endroits : en tant qu’auteur de la narration (avec Patrice Pooyard), en tant que scénariste (avec Patrice Pooyard et Olivier Krasker-Rosen) et surtout, comme étant à l’origine du film via un livre au titre éponyme : « La révélation des pyramides ». Dans le film, tous les spectateurs l’auront entendu décrypter Gizeh et les pyramides, se contentant de l’anonymat sous le nom d’« informateur » – idée paradoxale compte-tenu du fait que son nom apparaît en toutes lettres au générique comme auteur.

C’est à partir de là que les choses commencent à se compliquer. Le livre LRDP, si vous en faites la recherche, est parfaitement référencé sur différents sites, en particulier Amazon qui va jusqu’à fournir un numéro ISBN (la plaque d’immatriculation du livre), lui donnant donc une existence puisque référencé. Egalement une date de publication : le 7 avril 2005, et un éditeur : Carnot.

Le problème, c’est que ce livre n’existe nulle part, ni en librairie ni en bibliothèque. Et que du coup, l’indiquer précisément comme source du film c’est un peu comme tenter de mettre la main sur les livres dont Jorge Luis Borges parle dans Fictions, Fictions étant un ouvrage de… fiction.
Autre problème, chronologique cette fois, entre le livre, le film et les Editions Carnot. Car l’éditeur a depuis mis la clé sous la porte courant 2007 pour cause de faillite personnelle. Pour rappel, le livre est publié en 2005 et le film est daté de 2010.

Voilà qui m’amène au premier point de questionnement. A partir d’ici et au cours des articles suivants, je numéroterai chacun des points où une question se pose, où une critique est faite, où une remise en cause a lieu afin de permettre le plus de clarté possible, d’abord pour la lecture de l’article et surtout pour les commentaires qui en découleraient.

1- Comment expliquer alors l’inexistence du livre, puisqu’entre sa publication et la faillite de l’éditeur s’écoulent près de 18 mois ?

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Je vais tenter de compléter ces propos. Il semble que les Editions Carnot aient publié des livres sans que suivent de contrats entre les auteurs et l’éditeur, comme en atteste notamment Alain Pelosato avec son livre « Un siècle de cinéma fantastique et de SF », depuis réédité aux Editions Le Manuscrit.

A côté de cela, avec « La révélation des pyramides », Jacques Grimault n’en est pas à son premier contact avec les Editions Carnot. En effet, il y a déjà publié un livre, « Nostradamus, son message aux hommes de bonne volonté », où se trouvent également inscrits deux mots avec lesquels nous sommes familiers : Orbis Enigma, les mêmes qui se retrouvent dans le nom du site consacré à LRDP… Un autre élément vient compléter cette histoire, le nom de l’auteur : Antoine Plussihem. Jacques Grimault, honorant ainsi la tradition fantastique, joue des clins d’œil à Robert Louis Stevenson et propose un Dr. Jekyll et M. Hyde où se mélangent Antoine Grimault, Jacques Plussihem, l’inverse et son contraire – et ce ne sera pas la seule fois. Vous pouvez le vérifier en allant voir la dernière page du livre sur Nostradamus, le quatrième de couverture où figure la photo de Plussihem-Grimault et ces mots : « Antoine Plussihem (…) est l’un des héritiers de cette tradition hermétique qui remonte aux anciens Egyptiens et se transmet de génération en génération ».

Ailleurs, un message, anonyme, qui demande donc à être considéré avec la plus grande précaution et laissé sur une page internet évoquant LRDP :

« Il n’y a jamais eu de livre La Révélation des Pyramides publié chez Carnot en 2005.
J’ai travaillé pour les Editions Carnot. Le Jacques Grimault en question avait vendu le sujet à notre directeur, il a ensuite perçu une avance mais n’a jamais livré le moindre chapitre de ce livre fantôme.
Notre directeur a été malheureusement hypnotisé par ce personnage ingérable, "monsieur je-sais-tout" au profil de gourou qui ne lui a jamais rien livré, et jamais rien rapporté. Peu de temps après cette histoire, notre société a déposé le bilan. Je vois maintenant qu’il est au générique d’un documentaire qui porte le titre la révélation des pyramides… Indépendamment du contenu de ce film, je souhaite bon courage à ceux qui doivent gérer ce type au quotidien ! »

Enfin, un message posté sur FaceBook par l’un des plus farouches partisans de LRDP, celui-là même qui avait traîné Jacques Grimault jusqu’à moi pour me rabattre le caquet au mois de décembre, Stefff / LeStefff / Stéphane :

« Le livre DE L’OPUS 1 est bloqué juridiquement tout comme l’OPUS 1 [comprendre « le film »].
Une personne "de confiance" a déposé les recherches DE l’OPUS 1 en son nom et tente de les revendiquer.
Jacques est en procès avec cette personne et prouvera devant la justice que ces travaux sont bien les siens en montrant que lui, la suite, il la connaît. Il ne peut donc pas, pour le moment, la donner publiquement car cela permettrait au dit gollum, d’avoir une corde à son arc… »

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Suite à mon article précédent, vous avez compris que, lorsqu’il est question de Gollum, il s’agit de Olivier Krasker-Rosen. Une question surgit donc :

2- Comment Olivier Krasker-Rosen peut-il intervenir pour, semble-t-il, bloquer la publication et la diffusion du livre (en 2005 donc, si l’on suit le raisonnement), donc faire barrage à Jacques Grimault et, malgré cela, se trouver être 5 ans plus tard (2010) le principal producteur du film de Patrice Pooyard consacré au même livre ? Cela pour ensuite faire de nouveau barrage au niveau de la diffusion du film et des droits de celui-ci (2012-2013) ?
Et par la même occasion, en quoi Krasker-Rosen bloquerait-il LRDP, puisque le film est diffusé et vendu au moment où l’on parle (sauf qu’il n’est pas disponible en Français) ?

Voilà pour le travail littéraire de Grimault.

A côté de cela Jacques Grimault est président d’une Association fédérative de recherches libres, La Nouvelle Atlantide (abrégé ici LNA), comme en atteste le site consacré à ce groupe. En première page du site, on peut voir deux publicités pour des conférences de Jacques Grimault (que vous y soyez passé il y a un mois, ou que vous cliquiez maintenant ; les thèmes changent, pas l’hôte).

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Ce qui nous conduit à un intermède dans le portrait que je tente de dresser de Jacques Grimault pour mieux comprendre ce qu’est LNA.

La Nouvelle Atlantide est une association relativement récente si l’on en croit le site. En avril dernier (2012 – mais la date demande confirmation), LNA aurait « offert 20 conférences, édité 30 livrets » depuis sa création. Juste à côté, il est indiqué que 2 conférences ont lieu chaque mois (les mêmes pour lesquelles Jacques Grimault et LNA font de la publicité sur leur page principale). Par un rapide calcul mathématique, on en déduira que LNA a vu le jour 10 mois plus tôt (12 si on compte des vacances), bref en début d’année 2011 probablement.

Mais, LNA trouve ses racines bien plus tôt, dans un autre groupe au nom presque identique, Atlantis (d’où probablement le mot « nouvelle » dans le nom de LNA). Ce que vient confirmer en particulier la réédition d’articles parus dans les revues Atlantis, datant des années 1920 et au-delà. Notez que le groupe originel existe toujours, Atlantis, qualifié de Centre de Recherches et d’Etudes de la Tradition. Tout laisse à croire que LNA est finalement une émanation d’Atlantis, les deux groupes revendiquant les mêmes centres d’intérêts (ou presque) : hermétisme, savoirs anciens, ésotérisme, alchimie, symbolique, etc. Tout au plus trouvera-t-on plus de références extra-terrestres du côté de LNA que d’Atlantis.

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Mais le pan qui s’ouvre avec une telle référence n’est pas forcément très glorieux. Si l’un comme l’autre, les deux groupes revendiquent la présence de grands noms parmi leurs ascendants, en particulier Paul Valéry, Georges Duhamel ou encore Camille Flammarion (proche d’Allan Kardec, il compte au nombre des grands penseurs du spiritisme et côtoya Victor Hugo), c’est pour mieux ignorer certains points noirs.

Au premier rang desquels figure le fondateur d’Atlantis, Paul Le Cour. Surgit du même coup une autre histoire de scission, puisqu’Atlantis est l’œuvre de Le Cour, mais également de Roger Dévigne, tout du moins la Société des Etudes Atlantéennes. La séparation aura lieu un an plus tard, Roger Dévigne restant maître à bord de la Société des Etudes Atlantéennes et laissant Atlantis (fondé quelques mois plus tard) à Paul Le Cour. L’idée de Dévigne ? Prouver scientifiquement si l’Atlantide a existé, et si oui, à quel endroit. Ce qui lui a déplu chez Le Cour ? Son ésotérisme trop marqué sans doute et surtout, qui ne cessera de s’affirmer année après année, son obsession du complot judéo-maçonnique et certains rapports avec les milieux fascisants (pour rappel, Les protocoles des sages de Sion connaissent leur principale heure de gloire dans les années 1920 justement).

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Paul Le Cour / Lecour

Par conséquent Atlantis à ses débuts, ça colle aux doigts et ça ne sent pas franchement bon.

A la tête d’Atlantis suivra Jacques d’Arès, né en 1925, dont certaines conférences existent en vidéo et certains extraits visibles sur internet. Aux dates où d’Arès était président d’Atlantis et actif au sein de celle-ci, il paraît évident que Jacques Grimault et Jacques d’Arès se sont fréquentés.

En résumé, se revendiquer partiellement ou totalement d’Atlantis, et rééditer les articles initiaux parus dans la revue du même nom à ses débuts, quand on voit la proximité entre ce groupe et les mouvements fascistes dans les années qui précèdent la seconde guerre mondiale, ce n’est pas vraiment un gage de qualité ni de confiance.

Jacques Grimault n’hésite pourtant pas à revendiquer ces racines lorsqu’il répond à un internaute sur FaceBook :

« On vous dit : Atlantis est une secte, et vous gobez cela sans faire la moindre recherche. Atalntis est une association culturelle âgée de 87 ans : elle a accueilli en son sein des personnalités mondialement reconnues, des Prix Nobel, des Académiciens français, des membres de l’Institut. Paul Valéry, Georges Duhamel, Camille Flammarion, le maréchal Liautey, Pierre Grimal, cela ne vous évoque-t-il vraiment rien ? Ils étaient membres de cette secte ! Mon prédécesseur à la présidence était polytechnicien, le pauvre. Il y a 40 000 pages d’études sorties de cette secte, bel effort de maquillage, non ? Pourquoi des questions aussi stupides et aussi éloignées du sujet : voilà les faits ; ils vous sont montrés et vous devez les vérifier par vous mêmes par tous moyens : vous avez Internet, Wikipedia, GoogleEarth, Gallica etc. »

Certains ne se privent pas d’amalgamer Jacques Grimault avec des idées fascistes et antisémites. Si je ne me prive pas de mettre en avant un tel amalgame pour ce qui est de Paul Le Cour, ni les suites données au groupe Atlantis ni les écrits et réflexions de Jacques Grimault n’autorisent à faire de telles affirmations aujourd’hui.

Dans l’état actuel des choses et aux vues des informations que j’ai pu croiser, qu’Atlantis dans les années 1920-1930 soit pour le moins dérangeant voire nauséabond, oui. Que Jacques Grimault ou LNA soient fascistes, non.

Notons toutefois dans le cas d’Atlantis que le groupe est référencé, ICI ou LA comme secte. Ce n’est néanmoins pas le cas sur le site de la Miviludes.

3- Quelles sont les rapports précis entre l’Atlantis d’aujourd’hui et la récente LNA, dans quelle mesure la figure de Paul Le Cour y est présente ou revendiquée ? voilà des points qui demanderaient à être précisés et nous éclaireraient en retour.

4- Atlantis a-t-il eu, oui ou non, à un moment quelconque un statut de secte de la part d’un organisme étatique (ce statut étant susceptible de varier au cours des années) ?

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Quoi qu’il en soit, par l’intermédiaire de LRDP, Jacques Grimault fait une publicité régulière pour LNA, et réciproquement. Notez que l’adhésion à LNA est payante (pas franchement étonnant, nombre d’associations procèdent de la même façon) ainsi que les différentes conférences données (pas étonnant non plus – notons simplement que, pour ce qui est des conférences, LNA et Atlantis pratiquent les mêmes tarifs). Et s’il y a bien un rayon « Boutique » sur le site de LNA, il est à ce jour vide.

Le seul endroit où se vendent des éléments en rapport à LRDP reste donc, pour le territoire francophone (comme indiqué dans le premier article, il n’est pas question ici du DVD en Anglais), le site consacré au film.

Avant de quitter pour de bon le site de LNA, profitez-en pour fouiller parmi les articles parus dans le magazine de l’association, Nouvelle Planète. Vous y trouverez à nouveau la trace de Robert Louis Stevenson puisque Antoine Plussihem et Jacques Grimault y signent tous deux des articles. Les deux faisant la paire, il n’en reste donc plus qu’un. Parmi ces articles, vous trouverez en particulier celui intitulé « A la lumière des faits » et signé Plussihem, article repris et signé un peu plus tard sur FaceBook par Grimault.

Reprenons à présent certaines figures évoquées précédemment.

Olivier Krasker-Rosen a déjà été évoqué, amenant avec lui plus de questions que de réponses.
Quelques références clairement partisanes de l’ufologie sur LNA s’accordent à l’apologie qui est faite de Chris Dunn dans LRDP et les interviews autour, ainsi qu’à la vision de Jean-Pierre Adam comme une bête noire (puisqu’ayant écrit pour dénoncer les thèses archéo-ufologique comme absurdes). Et puis bien sûr, il y a les thèmes récurrents, de l’Egypte antique en passant par les extra-terrestres, de la kabbale à l’astrologie, tous évoqués via le film et/ou le phénomène qui l’entoure.

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Retour au parcours de Jacques Grimault, qui dit-il travaille depuis près d’une quarantaine d’années sur les pyramides. Sûrement pas de façon exclusive, si l’on se fît aux articles d’Antoine/Jacques. Pas non plus si l’on suit certaines interventions qu’il a pu donner, où l’ambiance, loin de rappeler LRDP, évoque plutôt des résonnances avec un club Da Vinci Code de 50 ans et plus, où Jacques Grimault évolue en tant que professeur incontesté (il monopolise tout de même 95% du temps de parole ou presque), faisant tout un raisonnement d’apparence logique mais empreint de raccourcis et dont les références (du reste qu’aucun de ses auditeurs ne semble contester) restent pour la majorité inconnues. Si les pyramides sont brièvement évoquées, la part belle est faite à l’astrologie, aux templiers, etc.
Au passage, le nom de Joseph Davidovits est mentionné dans la première vidéo du « Pot Astro » en date du 11 septembre.

5- Jacques Grimault a-t-il, comme il le suggère en 2008, organisé une rencontre avec Davidovits dans le cadre d’Atlantis ou de LNA ? Ou bien LRDP est-elle la première rencontre (directe ou non du reste) entre les deux hommes ?

2008-2010 ; des sorties touristiques autour de dix personnes à LRDP qui aboutira à la masse des 3000 suiveurs sur FaceBook, il y a un sacré chemin parcouru, mais surtout un changement de ton et de média, de thème également. Il semble que le raisonnement plus c’est complexe plus c’est ésotérique ait laissé la place à l’idée de plus c’est ancien plus c’est magique. Et pour le coup, que ce soit le second raisonnement et son aspect fantastique qui draine les foules. Sans compter, une fois de plus, le travail de Patrice Pooyard/Pouillard (et famille) à la réalisation et aux effets visuels.

Après avoir évoqué les antécédents de Grimault, la place d’Atlantis et le livre inexistant LRDP, voilà venu le moment d’aborder le film et sa diffusion, et la place que Grimault y tient.

Jorge-Luis-Borges

Que l’histoire eût copié l’histoire, c’est déjà suffisamment prodigieux ; que l’histoire copie la littérature, c’est inconcevable…

Jorge Luis Borges, Fictions

6- Une question essentielle d’abord : qui a été la première personne à diffuser LRDP sur internet ? La réponse restera probablement inconnue compte tenu du fourmillement du web.

Et puis, une déclaration contradictoire de la part de Grimault et Pooyard. Régulièrement, lors d’interviews, ils rappellent qu’ils ne touchent rien et sont perdants quant à cette diffusion pirate via YouTube, diffusion que, tout aussi régulièrement, Ekwanim (aka Olivier Krasker-Rosen aka Gollum) s’empresse de limiter. C’est à la fois vrai et faux.

Vrai, puisqu’en effet une diffusion sur YouTube n’est pas une vente de DVD ou une diffusion en salle, donc que les personnes ayant participé au film ne sont pas rémunérées.

Mais cela est faux, dans la mesure où certaines vidéos mises en ligne vont permettre au compte-hôte d’être rémunéré en fonction de la publicité et/ou du nombre de personnes visionnant ladite vidéo – il y a une marche à suivre cependant, et je ne connais pas les données précises à ce niveau.

7- Certains diffuseurs de LRDP sur leurs comptes YouTube ont-ils été rétribués par YouTube ? Des données chiffrées exploitables (même approximatives) sont-elles disponibles ?

Faux également dans la mesure où Grimault, Pooyard, ainsi que toute l’équipe du film (hors intervenants – a priori) ont été payés par le producteur (Ekwanim en premier lieu, mais pas uniquement, Cf. : premier article) pour faire ce film. C’est d’ailleurs l’un des sujets de discorde entre Grimault-Pooyard et Krasker-Rosen, si l’on en croit les premières interviews sur AdoFM.

En somme, Grimault-Pooyard ont été rémunérés pour le boulot accompli, mais ils pourraient toucher plus si le film était vendu (en salle ou en DtDVD – comprendre « direct to DVD »).

8- Vu leurs rôles respectifs (auteur du livre pour l’un, scénaristes pour les deux), quel pourcentage supplémentaire peuvent espérer tirer Grimault et Pooyard de ventes de LRDP ?

En attendant, ceux qui perdent de l’argent si le film n’est pas rentable ou qui font le maximum de profit si LRDP le devient, ce sont les producteurs. LRDP, je l’ai déjà dit a été vendu à l’étranger, et sur le territoire francophone également, à la chaîne Planète plus.

9- Ces seules diffusions et ventes suffisent-elles à rentabiliser le film dans les conditions actuelles ?

Si la réponse est non, les seuls perdants sont les producteurs. Dans tous les cas, la diffusion par YouTube aura de toute évidence été une perte non négligeable pour Olivier Krasker-Rosen, et l’obstination d’Ekwanim à empêcher la diffusion de LRDP sur internet devient tout de suite plus compréhensible.

10- Un lien peut-il être fait entre ces données et le (ou les) procès actuellement en cours avec « Gollum » ?

Quoi qu’il en soit, les premiers à se féliciter de la diffusion par internet du film (vu qu’ils le revendiquent sur la page principale du site consacré à LRDP et lors d’interviews), c’est toujours le même duo d’inséparables : Jacques Grimault et Patrice Pooyard.

En somme, on obtient le tableau suivant (c’est paint, c’est moche) :

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Reste un dernier point à évoquer concernant Jacques Grimault : sa personnalité elle-même. Quitte à prendre de l’avance sur certaines réflexions à venir, et à devoir revenir plus tard sur cet aspect du personnage, il semble important, dès maintenant, d’en dresser les grandes lignes.

S’il y a une constante chez Jacques-Antoine Grimault-Plussihem, c’est avant tout son aspect dirigiste et chef de chantier. Dans les allocutions filmées du 11 septembre 2008, dans le film où il tient le rôle de l’« informateur » anonyme guide du narrateur androgyne (puisqu’à la fois Patrice Pooyard dans les faits et la femme de celui-ci par la voix), par son rôle fondateur de LRDP (par l’intermédiaire du livre qui n’existe nulle part), lors des interviews (Radio Ici et maintenant, en particulier une fois passées une heure ou deux) ou enfin lorsqu’il intervient sur FB ou lors du chat qui s’est tenu lors de la troisième intervention sur AdoFM ; bref, pratiquement à chaque fois, Grimault se fait le chef d’orchestre. Et tel un Wagner des pyramides, il indique du même coup une ligne de réflexions voire une ligne de pensée, n’hésitant pas à rabrouer ceux qui en dévieraient, rejetant sans besoin d’argumenter le moindre élément proposé par l’internaute membre de la page FaceBook du film qui ne répondrait pas à ses attentes (ou trop critique du reste).

Tel un chasseur sur son terrain de jeu, il s’accapare la part principale du phénomène LRDP, laissant à Patrice Pooyard le perpétuel second rôle. Mais, si Grimault a été le maître d’œuvre de LRDP de telles considérations font trop vite oublier que l’assembleur, le vendeur du produit final c’est Pooyard. Et il me semble pourtant que la parcelle la plus positive du film en tant que produit brut est à attribuer à l’apprenti plutôt qu’au maître.

LRDP, comme la plupart d’entre vous le savent pour être ici, a suscité et suscite toujours de nombreux débats, souvent houleux, sur internet. Les affrontements se sont succédés (et devraient continuer ici ou là, peut-être sur cette page-même), taquins parfois, souvent vulgaires, privilégiant pour beaucoup des attaques d’une bassesse pitoyable (je rentrerai dans différents détails plus tard, d’ici 2 ou 3 articles, là n’est pas encore mon sujet).

Or, si c’est assez tôt que j’ai eu le privilège d’avoir une visite de Jacques Grimault pour tenter de m’envoyer promener, très vite également Jacques Grimault s’est désintéressé de moi, préférant laisser LeStefff (aka Stefff aka Stéphane, son porte-messages) me contredire à coup d’insultes (je porte encore en moi la nostalgie d’un paradis perdu au doux nom d’argumentation, ô terre inconnue).

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Quelle idée Jacques ! Après deux mois, je suis toujours là. M’auriez-vous laissé à mes élucubrations antérieures lors de la fin du monde maya qui n’a pas eu lieu nous n’en serions pas, à quelques jours de l’Annonciation, à lire ces lignes… A bove ante, ab asino retro, a stulto undique caveto ou Fluctuat nec mergitur aurait lancé à ma place un pirate célèbre, Triple-Patte.

Rassurez-vous ; mes diatribes arrivées à leur point final, elles ne finiront pas, elles, en points de suspension attendant le prochain épisode.

C’est qu’il avait fort à faire, Jacques Grimault (nous sommes donc en décembre 2012 à ce stade) car le soir de l’apocalypse, à la date du treizième baktun et de la fin de cycle maya, la page FaceBook de LRDP s’est vue virevolter au son des réflexions d’Alexandre N. Isis. D’où un nouvel interlude (plus bref cette fois-ci) : qui est Alexandre N. Isis ?

Brièvement, Alexandre N. Isis, parfois Nisis d’un seul tenant, se présente lui-même comme astro-archéologue, spécialisé dans l’astronomie de l’Egypte ancienne sur son site. Et là où Grimault et Pooyard sont invités sur AdoFM par Bruno « Bob » Bellanca, ex-animateur gueulard de Fun Radio, sorte de personnage indistinctement situé entre Michaël Youn (de son vrai nom Benayoun) et Jacques Essebag alias Arthur ; Alexandre Nisis a pour sa part officié sur une chaîne télévisée équivalente par bien des points à AdoFM, NRJ 12, où il est connu sous le nom de Mister Astrolove.

Il est auteur d’un livre, « Les voleurs d’étoiles ou Le secret du zodiaque de Denderah », sur lequel Antoine Gigal signe la préface. Un site est consacré à la promotion du livre.

Or, pour revenir vers le sujet qui nous intéresse, le 21 décembre 2012 et dans les jours qui suivent, par une série d’allusions et de quiproquos, le ton finit par monter entre Nisis et Grimault. Qui a commencé à taper sur l’autre ? Peu importe – mais le plus agressif sur cette discussion FaceBook est, dans les premières heures, Jacques Grimault :

« Trop stuoide et méchant ; je ne veux pas étripper un pareil sot en public, bien qu’il semble ravi d’un éventuel duel, ce que je suis toujours prêts à accepter, notez-ler, et sur le pretexte qu’il croit discerner mais qu’il erre dans sa sottise très personnelle ». [L'orthographe a été conservée]

Selon toute probabilité (je n’en ai à l’heure qu’il est aucune preuve), Alexandre Nisis est à l’origine du site L’imposture de Jacques Grimault. Le premier (à ma connaissance), il a fait un travail critique et destructeur sur le film LRDP, ce que dans le milieu on appelle « debunker ». Le site a régulièrement été mis à jour vu qu’il ne contient qu’une seule page en tout et pour tout.

Il serait inutile que je me lance dans une critique du site L’imposture de Jacques Grimault, ce n’est pas mon sujet ici qui se concentre sur LRDP à proprement parler. Je tiens néanmoins à signaler deux points positif et négatif.

Le négatif, ce sont certains amalgames et raccourcis (déjà évoqués ici pour les plus emblématiques, qu’il s’agisse du hiéroglyphe-landspeeder ou de la position fasciste d’Atlantis et/ou Grimault) qui semblent illégitimes.

Pour ce qui est du positif, c’est le travail fourni pour déconstruire LRDP et le fait que ce site ait été le premier à proposer un tel recoupement d’informations.

Tout ça pour revenir à Jacques Grimault. Celui-ci ne s’est pas contenté de répondre ici ou là à Nisis sur la page FaceBook de LRDP, laissant pour une fois l’honneur à Patrice Pooyard de faire le gros du travail ; il a écrit différents articles (tout du moins son nom apparaît-il, mais ses suiveurs FaceBook sont les premiers à relayer ces messages et il ne semble pas qu’il l’ait fait lui-même… ou alors ce n’est pas accessible sur FB) où s’alignent ses dithyrambes accusatrices au moins aussi violentes que celles qu’il m’avait adressées quelques semaines plus tôt et surtout plus venimeuses, et plus nombreuses. Les pages s’alignent, colportées par quelques afficionados de Grimault et de LRDP et partagées ici ou là.

Parfaitement accessibles au moindre quidam qui parcourrait FaceBook le temps de 3 clics, je vous propose ces pages ici. Il n’y a strictement aucun intérêt à les lire, au mieux les survoler pour prendre en compte le style littéraire de Jacques Grimault et sa logorrhée verbeuse lorsqu’il s’agit de répondre à des critiques (certes peu tendres).

****

11- Il a été question de poursuites judiciaires à l’égard d’Alexandre Nisis. Quid ?

Ce style inimitable de Jacques Grimault nous présente la dernière facette que je souhaitais aborder le concernant. A savoir le côté disproportionné de ses réponses dès lors qu’il se sent agressé ou qu’il voit LRDP, son bébé, menacé par une réflexion (plus ou moins acerbe, plus ou moins virulente, et parfois anodine). C’est alors un déchaînement qui se met en place, une furie qui se lance sur internet, et le Wagner des pyramides incarne soudain à lui tout seul l’assaut des Walkyries.

Lui seul pourra s’étonner si, quelques semaines plus tard, la résistance Vietcong s’est un peu plus organisée.

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Malheureusement, si Der Ring des Nibelungen est une œuvre d’un lyrisme époustouflant, les diatribes vomitives de Jacques Grimault rappellent plutôt Les cent-vingt journées de Sodome par le Marquis Donatien Alphonse François de Sade (et encore, les moins bonnes pages).

Cela nous donne au moins, à lui et à moi, peut-être un point commun dans nos lectures (j’ai préféré La philosophie dans le boudoir), à moins qu’il n’y ait là une référence à Charles Bukowski (pourtant, ni morpions ni bibine à l’horizon).

Dans un souper d’ivrognes, (…) le fourbe change, à ce qu’on dit, l’eau en vin ; dans un désert, il nourrit quelques scélérats avec des provisions cachées que ses sectateurs préparent ; un de ses camarades fait le mort, notre imposteur le ressuscite ; il se transporte sur une montagne, et là, seulement devant deux ou trois de ses amis, il fait un tour de passe-passe dont rougirait le plus mauvais bateleur de nos jours.

D. A. F. Sade, La philosophie dans le boudoir

Seulement, loin de se contenter d’attaquer Nisis avec virulence, à la date apocalyptique du 21 décembre, Jacques Grimault déversait également son fiel sur desillusions.fr – au premier article concernant LRDP, « La pyramide des âges et la fin du monde ». Il est d’ailleurs étonnant de constater la virulence de Jacques Grimault (Cf. : commentaires à l’article incriminé) envers un article qui en dit si peu – attendons de voir s’il réagira de la même façon aux articles qui suivent ce prologue de Lupin.

Egalement, suite à l’attaque en règle de LRDP par CerberusXt sur un ton ouvertement geek, ironique et incisif sur Nioutaik fin février 2013, intitulé « La révélation des pyramides, le documentaire en mousse », la réponse de Jacques Grimault sur FaceBook (une fois de plus) ne s’est pas faite attendre. Elle s’est soi-disant faite en employant un ton similaire, en réalité (quand on le compare aux réponses faites à Lupin ou à Nisis entre autres) comparable à celui employé ailleurs. Jacques Grimault, à défaut de faire preuve de maîtrise de soi, fait au moins preuve de constance.

Le constat est donc clair : lorsqu’il est sur son terrain de chasse, Jacques Grimault fait preuve de maîtrise et de calme. Dès l’instant où un internaute le critique ou le met en doute trop ouvertement, à plus forte raison s’il répond sur la page internet du « contrevenant » (Cf. : Lupin), Jacques Grimault tombe dans un réflexe de défense agressif, crachant, éructant, bavant, hurlant mais, se contentant d’une réponse pour la forme, n’évoque pas (ou presque pas) les problèmes de fond, à savoir la remise en cause de LRDP ou de son statut.

S’il est arrivé que certains internautes, clairement affichés comme opposants à LRDP, aient spéculé quant à une possible paranoïa de la part de Jacques Grimault lorsqu’il accuse à tour de bras X ou Y d’appartenir aux « milieux autorisés » ou lorsqu’il suppute l’affiliation d’untel au CNRS (à qui il voue une haine évidente), ou lorsqu’il laisse entendre qu’il y a une guerre des consciences à livrer entre les éclairés (comprendre ceux qui acceptent la majeure partie de la théorie défendue dans LRDP) et les obscurantistes (comprendre les critiques ou opposants à LRDP), je dois les arrêter là.

Non, Jacques Grimault n’est pas paranoïaque. D’un point de vue strictement psychologique, il est bien trop ouvert (ne serait-ce que par la démarche de partager le travail de LRDP et de promouvoir le film), bien trop quémandeur d’audience et de reconnaissance pour être paranoïaque. Je laisserai en suspens la question de savoir s’il souffre d’un autre type de névrose.

Par contre, quitte à rester dans le domaine psychologique et si l’on prend en considération le style des réponses de Jacques Grimault à ses détracteurs, une chose est flagrante : l’utilisation récurrente du mot « merde » et d’adjectifs se rapportant aux matières fécales. Un bon freudien émettrait sans doute l’hypothèse d’un problème relatif au stade anal (qui, deuxième stade du développement, succède au stade oral).

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Je me contenterai de conclure par une réflexion-hommage au président de La Nouvelle Atlantide et consacrée à son style littéraire :
Jacques Grimault est à la scatophilie ce que Catherine Millet est à l’éjaculation faciale.

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Nos tendances sexuelles peuvent se retourner à la façon d’un vieux parapluie et (…) l’armature qui nous protège tant que le vent souffle dans le sens du réel se rabat en sens contraire et nous laisse trempés dans la bourrasque des fantasmes.

Catherine Millet, La vie sexuelle de Catherine M.

Dans le prochain article, j’aborderai – enfin – le fond du film qui nous a conduits jusqu’ici. A suivre !

Partie 1 : Mise en scène du spectacle
Partie 2 : Faites entrer les clowns
*
Partie 4 : Les pieds dans le mètre
Partie 5 :
Partie 6 :

  • Mise à jour [8 mars 2013]

Je vous invite à compléter cette lecture par le portrait de Grimault et Pooyard dressé sur Desillusions.fr.

Il y est rappelé la participation régulière de Jacques Grimault aux repas ufologiques (ce qui confirme un peu plus son assise dans le milieu) que j’avais oublié de signaler.
On découvre (merci de l’information !) également l’existence d’un site antérieur à Orbis Enigma, exclusivement consacré à "l’informateur" par "l’informateur" lui-même, appelé Le blog de l’informateur et sous-titré le "site de l’Auteur", notez le A majuscule, cette majuscule que Grimault lui-même réfutait et répudiait pour le mot "Egyptologie" dans diverses discussions.

C’est l’occasion, sur la page où il évoque sa démarche, de s’attarder sur quelques lignes :

"Dispositions légales et morales :

Ce blog, et notamment les informations textuelles et illustrées qui s’y trouvent et le composent, sont la propriété exclusive – acquise ou déléguée – de l’auteur. Invitant à l’exploration et à la réflexion sur un sujet réputé sensible, le blog de La Révélation des Pyramides n’a été conçu et réalisé ni pour froisser ou indigner quiconque, ni pour porter préjudice à qui que ce soit ; il n’a pas davantage vocation à influencer ou à diriger telle ou tel (donc ni vocation ni intérêts à l’orientation ou à la manipulation intellectuelle, philosophique, religieuse, politique ou morale de quiconque, et pour quelque raison que ce soit) : à l’inverse, il s’adresse à des personnes mûres et responsables, en recherche de vérité des informations et de principes corrects et sûrs pour se guider, et soucieuses d’appliquer et de sauvegarder comme étant essentielle la liberté d’expression.

Pour cela, notre blog prône par l’exemple pour le libre-arbitre et la liberté d’expression effectifs et factuels énoncés par les textes légaux suivants :

Déclaration universelle des Droits de l’Homme :

Article 19 : Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

Tous empêchements et pressions – ainsi que leurs auteurs, les modalités et les moyens utilisés – seront donc à chaque fois dénoncés publiquement et en temps réel, et il sera recherché contre les fautifs – quels qu’ils soient et par tous moyens légaux – des incriminations et des sanctions à hauteur de leurs forfaits, méfaits et délits."

Ces lignes nous montrent une fois de plus les inquiétudes propres à Jacques Grimault, cette tendance perçue par certains comme paranoïaque (Cf. les lignes de conclusion de l’article) et surtout, cette obsession de la défense agressive par laquelle Grimault érige sans cesse la menace juridique. Tantôt argument défensif lorsqu’il s’agit de précéder la moindre remarque, tantôt argument valorisant lorsqu’il s’agit de se présenter comme détenteur de la vérité continuellement agressé par ses opposants les "bien-pensants". Le site LNA y offre un écho, avec une page juridique – à ce jour vide.
Cette vision des choses est d’ailleurs confirmée par le portrait autobiographique dressé où Grimault assimile clairement sa vie & son oeuvre à un champ de bataille, de la même façon qu’il s’empresse de vouloir sermonner (lyncher ?) le moindre contradicteur sur la place publique – du moment qu’il demeure chef de chantier. Une fois de plus, les dimensions excessives de cette lecture du monde nous rappellent ce Wagner pharaonique que j’évoquais.

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La musique de Wagner, lorsqu’elle n’est pas soutenue par le goût théâtral (un goût fort tolérant !), est tout simplement de la mauvaise musique, peut-être la plus mauvaise qui ait jamais été faite.

Friedrich Nietzsche, Le cas Wagner – Un problème pour musiciens

D’autres éléments sont évoqués dans l’article de Desillusions, mais j’aurai l’occasion de les évoquer également – sous des aspects complémentaires – et je ne voudrais pas gâcher le suspense en vous en faisant déjà part maintenant.

La révélation des pyramides (2) – Faites entrer les clowns

•5 mars, 2013 • 13 Commentaires

Contrairement aux auteurs du film dont je vais vous parler, je ne vais pas prétendre être honnête alors que je ne le serai pas ; ma démarche intellectuelle l’est, et c’est déjà bien suffisant. Certaines réflexions ironiques et l’usage abusif d’images visant à vous faire rire et à manipuler votre jugement sont parfaitement assumés.

Il sera ici question dans la série d’articles qui suivent du film "La révélation des pyramides". Ce site, "La septième nuit de Vala", a toujours fonctionné avec une modération des commentaires afin d’éviter tout spam et pub abusive, et c’est toujours le cas. Vos commentaires seront pris en compte et validés, quitte à ce que cela prenne plusieurs heures. Je tenterais de limiter au maximum ma modération et, si des commentaires ou un internaute venaient à être supprimés, j’expliquerai brièvement pourquoi.

Mais, place au sujet :

FAITES  ENTRER  LES  CLOWNS

Le film LRDP, afin de mener sa réflexion, s’appuie sur toute une série d’entretiens menés avec des spécialistes – ou tout du moins des personnes présentées comme telles, en particulier dans la première partie du film.

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Les lecteurs de la page FaceBook du film verront sûrement une référence…

Arrêtons-nous quelques instants sur différentes figures du film et la façon dont elles interviennent, dans le film lui-même, mais également autour du film, lors de différentes interviews. Galerie de portraits :

I – Jean Leclant, l’éminence ou le faire-valoir

Le plus irréprochable de tous, c’est sûrement Jean Leclant. Officier de la légion d’honneur, Commandeur de l’ordre des Palmes académiques, les titres de cet égyptologue sont nombreux. Jean Leclant a travaillé au CNRS, il a enseigné dans les murs de la Sorbonne et au collège de France, et son C.V. prendrait plusieurs pages s’il devait être résumé ici.

Dans l’ensemble du film, Jean Leclant est l’unique historien égyptologue interviewé. Ses affirmations ne seront jamais remises en cause, au mieux reformulées ou légèrement modifiées. En tout et pour tout, il doit parler moins de 3 minutes face à la caméra, et les extraits donnés sont régulièrement coupés au montage, de sorte que ses interventions excèdent difficilement 30 secondes. Son attitude calme et son âge avancé rendent son débit lent (ce qui fait qu’il en dit encore moins que la plupart des intervenants).

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Au final, s’il dit des choses essentielles, il ne dira pas grand-chose non plus au cours des deux films et le montage ne lui laissera pas le temps de développer ses idées ou d’argumenter une seule seconde.

Il est indiqué sur Wikipédia qu’il compte parmi les signataires et membres de Liberté pour l’histoire. Loin de concerner l’Egypte, cette association se défend contre l’existence d’une histoire fixe et rigide, plus spécifiquement à propos des questions concernant les exterminations diverses du XXe siècle (régime nazi, dictature cambodgienne, camps communistes, génocide arménien, etc.). L’idée est de pouvoir remettre en cause des parcelles de l’histoire : en aucun cas faire œuvre de négationnisme mais justement, remettre en cause ces mêmes évènements pour les modérer ou du moins en prendre une mesure différente sans avoir à être traité de négationniste.

Liberté pour l’histoire a pu également avoir pour but d’éviter l’enseignement unilatéral du colonialisme (« le rôle positif » du colonialisme), loi qui avait été proposée sous le gouvernement Chirac en 2005.

L’histoire est multiple, elle est faite d’oppositions et de débats, et du reste Jean Leclant en a été un ardent défenseur. Je cite Liberté pour l’histoire :

« L’histoire n’est pas une religion. L’historien n’accepte aucun dogme, ne respecte aucun interdit, ne connaît pas de tabous. Il peut être dérangeant. (…) Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. »

Certains spectateurs/critiques de LRDP ont eu une lecture trop rapide de ce qu’était Liberté pour l’histoire et y ont abusivement lu une remise en cause de l’égyptologie, potentiellement de façon à soutenir les arguments présents dans le film. Cela n’a JAMAIS été le cas.

Pour le reste, Jean Leclant est décédé en 2011 à un âge avancé, et il est aisé de faire penser aux morts ce qu’ils n’ont jamais dit. Le nom de Leclant a été cité à différents moments lors d’interview sur AdoFM, employé de façon allusive, cela sans qu’aucune image ne puisse confirmer les propos qu’il aurait tenus. Une fois encore, le peu que dit Jean Leclant à l’écran ne vient ni affirmer ni confirmer aucun élément essentiel, son rôle se limite donc à celui d’un faire-valoir.

II – Joseph Davidovits, l’allié ennemi

Joseph Davidovits est un ingénieur chimiste passionné à ses heures perdues par les pyramides. Membre ou ancien participant de nombreuses organisations et associations scientifiques, il intervient brièvement dans le film, mais revient régulièrement dans l’argumentaire des auteurs du film et de ceux qui en défendent la véracité supposée.

Pour quelle raison ? Eh bien parce que Joseph Davidovits a proposé une théorie des pierres ré-agglomérées intervenant dans la construction des pyramides. En d’autres termes, les pierres de Khéops n’auraient pas eu la nécessité d’être toutes taillées, mais pour une grande partie auraient fait intervenir des masses de calcaire reconstitué.

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Cette idée lui a valu les foudres d’une partie du monde universitaire et de l’égyptologie pendant de nombreuses années et encore aujourd’hui.

Là où il tient un rôle trouble avec LRDP, c’est que son statut de « réprouvé » de la science (ce qui tient de la caricature – si de nombreuses personnes s’opposent à sa théorie, il compte également des partisans dans les universités françaises) devient un argument pour les auteurs du film : si lui a raison tandis qu’on dit qu’il a tort, alors si on dit que nous avons tort eh bien c’est que nous avons raison.

Je laisse à chacun le soin de juger de la rhétorique et d’une similitude possible entre ce raisonnement et le syllogisme d’Eugène Ionesco : « Tous les chats sont mortels, Socrate est mortel, donc Socrate est un chat ».

Autre élément pouvant jouer en faveur de Davidovits auprès d’une partie du public du film, sa théorie défendue dans « La Bible avait raison » où il fait des Hébreux un peuple aux origines égyptiennes, rappelant par certains aspects de sa démonstration celle du double Moïse à laquelle s’était livré Sigmund Freud dans « L’homme Moïse et la religion monothéiste ».

Néanmoins, deux choses viennent faire de ce Davidovits allié un ennemi potentiel de LRDP : tout d’abord le fait qu’il ne contredise pas totalement une autre théorie qui a été mise en avant par les opposants à LRDP, celle de Jean-Pierre Houdin (j’y viendrai bientôt).

Egalement, une phrase anodine sur le site de Davidovits, extraite d’un quatrième de couverture : « [Ma] théorie est unique car c’est la seule au monde qui :
• est basée sur des textes hiéroglyphes !
• est basée sur les technologies connues par les Égyptiens il y a 4000 ans, et ne spécule pas sur des outils non découverts ou une super-technologie extra-terrestre !
• résout tous les paradoxes technologiques et scientifiques relevés par les égyptologues ! »

Phrase qui va à l’encontre de ce que laisse deviner de nombreux points de suspension dans LRDP… mais patience !

Du coup, Davidovits, selon le contexte pourra tour à tour servir d’argument en faveur du film, en particulier lorsqu’il s’agit de l’employer comme un Galilée victime de l’ordre établi, les auteurs de LRDP s’empressant de s’inclure au même panier ; ou, devenir un ennemi, ce que laisse par moments entendre la dernière interview (troisième) donnée sur AdoFM.

III – Chris Wise, Monsieur tremblote

Comme de nombreux autres intervenants, Chris Wise est un spécialiste amené à se prononcer hors de sa spécialité.

J’ai choisi son nom plutôt qu’un autre, mais il ne sert ici que d’exemple-type, au bas mot 3 autres intervenants du film correspondent à un profil similaire : des spécialistes amenés à se prononcer sur des domaines où ils n’ont pas de spécialisation.

Chris Wise est donc ingénieur structure, son C.V. passe par les pays anglo-saxons les plus importants : Australie, Etats-Unis, Angleterre. Il a travaillé sur des chantiers contemporains et n’a aucune raison d’avoir étudié l’égyptologie ou spécifiquement les pyramides de Gizeh afin de pouvoir donner un avis précis et valable sur le sujet – tout au plus peut-il faire part de son ressentis, de ses appréciations mais en aucun cas de certitudes.

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Pour l’anecdote, il a été ingénieur sur le chantier du Millenium Bridge de Londres. Un superbe travail a été fait sur ce pont, à tel point que le pont a dû être fermé quelque jours à peine après son inauguration, et pour cause :

"Avec un nombre plus important de piétons, le mouvement en bordure du pont était suffisant pour obliger les personnes à s’arrêter de marcher et s’accrocher aux rampes. A cause du risque d’accident, il a été décidé de fermer le pont après quelques jours afin d’effectuer des travaux de réajustement"

Alors, quand Chris Wise est interviewé dans LRDP au sujet de problèmes sismiques dans les pyramides, le spectateur moyen est en droit d’avoir des doutes, et de se poser des questions sur la fiabilité de son expertise…

IV – Christopher Dunn, le jongleur de soucoupes

Chris Dunn est présenté dans le film comme étant ingénieur. Tout est fait pour rendre sa réflexion sur les statues égyptiennes valide et purement centrée sur des questions d’ingénierie.

Quelques recherches et le site officiel de Chris Dunn suffisent pourtant à complexifier le personnage, éloignant celui-ci du profil de l’ingénieur-type et propre sur lui, concentré sur des questions pratiques et les interprétations correspondantes.

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Car la théorie de Chris Dunn tombe très vite dans des savoirs perdus des « Anciens », des idées obscures de science cachée et quelques extra-terrestres disséminés ici ou là.

Et ce n’est donc plus une surprise de retrouver Chris Dunn un peu plus loin, auteur de science-fiction sur Analog SF.

V – Io Ming Pei, le clown malgré lui

Io Ming Pei, c’est l’architecte qui a élaboré une pyramide française : celle du Louvre. Dans le film, il intervient le temps d’une interview express, dont le montage total nous laisse quelques dizaines de secondes à peine avant de refermer le dossier, puisque, soi-disant Io Ming Pei avait un rendez-vous urgent.

En résumé, il ne sert à rien, ne vient parler de rien, et la voix de la narratrice se charge de lui attribuer de brèves pensées déjà plus longues que l’extrait d’entretien qui est proposé. Lorsque Io Ming Pei disparaît de l’écran, on ne comprend pas pourquoi est-ce que le réalisateur Patrice Pooyard a seulement souhaité le mentionner ou l’inclure à son film.

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Pour le reste, LRDP nous laisse largement imaginer que Io Ming Pei détient des informations qu’il n’a pas partagées avec la personne qui le questionnait et qu’il en sait plus qu’il ne veut bien le dire. De nombreux spectateurs du film feront rapidement l’amalgame avec Dan Brown et son « Da Vinci Code » et l’idée d’une manipulation sous-jacente.

Quoi qu’il en soit, tout le respect que les auteurs vouent à Io Ming Pei se résume à cette phrase de Jacques Grimault (3e interview AdoFM) : « Io Ming Pei se paye notre figure »

VI – Jean-Pierre Adam, l’homme à abattre

Archéologue et architecte, Jean-Pierre Adam est présenté par la narratrice du film et lors de différentes interviews des auteurs comme « égyptologue », ce qui est faux et que lui-même réprouve : il est spécialisé dans l’architecture antique du pourtour méditerranéen. En d’autres termes, Gizeh n’est qu’un élément parmi tant d’autres, grecs, romains ou carthaginois par exemple.

Du coup, on peut se poser la question de savoir pourquoi il a été sélectionné par les auteurs du film pour être visiblement leur cible privilégiée, qu’il s’agisse de la narration du film ou des interviews ultérieures (les fameux « brosse à dent » et « tabouret » revenant comme argument-massue).

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Il ne faut pas chercher bien loin pour répondre à cette question : parce que Jean-Pierre Adam est l’un des rares archéologues/historiens à s’être risqué à parler des théories OVNI vis-à-vis de l’histoire dans des livres parus dans les années 70 et 80.

Cela lui avait d’ailleurs valu une invitation sur le plateau de Bernard Pivot pour se confronter à des partisans de l’archéomanie et autres théories de l’étrange.

Chris Dunn d’un côté, Jean-Pierre Adam de l’autre, voilà que se précise en filigrane une opposition sous-jacente au film, auxquelles de nombreuses interventions de la narratrice font écho, l’idée d’OVNI ou d’extra-terrestres…

VII – Patrice Pooyard, le réalisateur/second/apprenti

Patrice Pooyard, pour l’instant, il n’y a pas grand-chose à en dire (je viendrai à évoquer différents points plus tard).

Réalisateur du film, il a réalisé des clips ici ou là, mais ses armes cinématographiques antérieures consistent en « Qui veut devenir une star ? », un film de fiction autour d’une émission de téléréalité.

Pour le reste, le rôle qu’il se donne lui-même dans le film (à travers la voix de la narratrice, qui n’est autre que sa femme) est celui de l’apprenti qui, rencontrant « l’informateur » (Jacques Grimault) va peu à peu s’élever vers la connaissance et le savoir. Une lecture aux résonnances ésotériques qui rappelle des notions d’astrologie ou de franc-maçonnerie.

Au cours des différentes interviews, à l’exception de celle qui a eu lieu à la télévision japonaise, il a toujours été en compagnie de Jacques Grimault à qui il a laissé l’essentiel du débat et de la réflexion. A force, Patrice Pooyard/Pouillard semble se contenter du rôle de second, alors qu’il est tout de même le maître d’œuvre du film, responsable de la caméra et de la réalisation.

Et il faut lui reconnaître au moins cela : si un phénomène internet s’est créé autour de LRDP c’est avant tout parce que le film est dynamique et efficace, bref, que pour ce qui est de la forme, Patrice Pooyard a fait un bon boulot.

VIII – Olivier Krasker-Rosen, le Gollum

« Gollum », c’est le nom que lui a donné Jacques Grimault lors de ses interventions radiophoniques, surnom qu’il n’a cessé de réemployer à toutes les sauces depuis, au cours de ses différentes interventions.

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Olivier Krasker-Rosen, c’est le producteur principal du film, le chef d’orchestre derrière la société de production Ekwanim.

Lorsque vous voulez voir le film LRDP et que vous tombez sur le message : « La Révélation des Pyramides… Cette vidéo n’est plus disponible suite à une réclamation pour atteinte aux droits d’auteur soumise par Ekwanim Productions », eh bien ce message, c’est de la faute d’Olivier Krasker-Rosen.

Olivier Krasker-Rosen d’ailleurs, ce n’est pas seulement le producteur, c’est également l’un des trois scénariste du film, comme l’indique la page IMDB de celui-ci. Les deux autres, ce sont Patrice Pooyard et Jacques Grimault.

Mais le problème, c’est que « notre associé a perdu la boule » (dixit Jacques Grimault), bref que le Gollum ferait obstruction à LRDP et qu’il y aurait un (voire plusieurs) procès en cours au sujet des droits d’auteurs autour du film. Du même coup, il y aurait des problèmes de production/réalisation/diffusion de la suite prévue à LRDP ; de même que Jacques Grimault serait dans l’impossibilité de publier son livre complémentaire au film.

Dernier point, Olivier Krasker-Rosen apparaît également dans les milieux ésotériques, visiblement fasciné par la pierre philosophale comme l’évoque le sommaire (page 24) du numéro de mars 2004 de « Le magazine du Bibliophile ».

IX – Erich Von Däniken, la référence qui se fait oublier

A aucun moment du film le nom d’Erich Von Däniken n’est mentionné. Par contre, lorsqu’ils évoquent Christopher Dunn sur AdoFM, Jacques Grimault et Patrice Pooyard y ajoutent un autre nom comme référence : Erich Von Däniken. Et du coup, je ne peux résister à l’idée de vous parler de cette figure incontestable du milieu ufologue, une fois de plus appelée à la rescousse.

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Ce suisse de près de 80 ans est un spécialiste du phénomène OVNI ; écrivain de Science-Fiction alors qu’il a une trentaine d’années, il passe au fur et à mesure des années de la position d’auteur de fiction à celle de penseur de la théorie des Anciens Astronautes.

Wikipédia indique « Sa théorie suppose qu’il existe d’autres voies que celles unanimement acceptées par le monde scientifique et historique », une formulation qui rappellera certains accents d’un film que beaucoup ici ont vu…

Au-delà, Von Däniken est l’une des principales personnes à l’œuvre derrière la série de reportage « Ancient Aliens » aux côtés de Giorgio A. Tsoukalos. Ceux qui iront voir quelques épisodes d’Ancient Aliens, et en particulier celui consacré aux pyramides d’Egypte trouveront des points communs avec LRDP. Bizarrement, seul le nom de Von Däniken a été mentionné par les auteurs de LRDP et encore, en dehors du film, sur AdoFM.

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Loin de se limiter là, Erich Von Däniken est allé jusqu’à construire un Disneyland dédié aux OVNI, le JungfrauPark d’Interlaken en Suisse (autrefois Mystery Park). Vous pourrez notamment vous y divertir et apprendre plus sur l’utilisation de l’électricité dans l’Egypte antique, jouer au milieu du calendrier maya, explorer Mars ou suivre les lignes de Nazca. Que d’aventures !

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Reste à ajouter à cette liste le personnage principal de LRDP, l’auteur-informateur Jacques Grimault, et évoquer comment celui-ci fait le lien entre différents acteurs évoqués ici… et avec d’autres !

Jacques Grimault est suffisamment complexe et de nombreux enjeux l’entourent qui justifient que je lui consacre le prochain article de la série à lui tout seul.

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Si certains lecteurs de ce site (voire les personnes citées) souhaitent compléter ces différents portraits par des informations supplémentaires, ils sont les bienvenus : laissez un commentaire !

Dans le désordre, je tiens à remercier différentes personnes, internautes ou amis. Le temps d’une réflexion, d’une lecture, d’un rire, d’un verre ou d’une information ils ont contribué à l’élaboration de ces articles.
Merci à ArtemisFr, Cancoillote, CerberusXt, Col, Félix, Hélène, Irna, Jonathan, Juanito, Julien, Legin, Lisore, List, Lupin, Nico, Nor, Ougrioum, Overblasé, Sylvie, Watchinofoye, Yokho.

Partie 1 : Mise en scène du spectacle
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Partie 3 : Je suis bloqué au stade anal
Partie 4 :
Partie 5 :
Partie 6 :

La révélation des pyramides (1) – Mise en scène du spectacle

•4 mars, 2013 • 11 Commentaires

Contrairement aux auteurs du film dont je vais vous parler, je ne vais pas prétendre être honnête alors que je ne le serai pas ; ma démarche intellectuelle l’est, et c’est déjà bien suffisant. Certaines réflexions ironiques et l’usage abusif d’images visant à vous faire rire et à manipuler votre jugement sont parfaitement assumés.

Il sera ici question dans la série d’articles qui suivent du film "La révélation des pyramides". Ce site, "La septième nuit de Vala", a toujours fonctionné avec une modération des commentaires afin d’éviter tout spam et pub abusive, et c’est toujours le cas. Vos commentaires seront pris en compte et validés, quitte à ce que cela prenne plusieurs heures. Je tenterais de limiter au maximum ma modération et, si des commentaires ou un internaute venaient à être supprimés, j’expliquerai brièvement pourquoi.

Mais, place au sujet :

MISE  EN  SCÈNE   DU   SPECTACLE

« Au commencement était le film, et le film était sur internet,
Il était au commencement sur internet
Tout par internet a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

A l’origine, il y a donc un film, La Révélation Des Pyramides, LRDP pour les intimes, diffusé sur internet et habilement relayé à travers la publicité de différents sites, par de nombreux forum où quelqu’un l’ayant vu en parle à dix autres et ainsi de suite, par FaceBook enfin qui est probablement le principal relais promotionnel du film.

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Comme la plupart des spectateurs-internautes, je suis donc tombé sur ce film via l’un de ces forums où l’on en parlait, et je l’ai vu sur Youtube où il est tour à tour diffusé, supprimé, hébergé sur une nouvelle page, et ainsi de suite depuis plus de trois mois pour des raisons de droits de diffusion.

Derrière LRDP se trouvent différentes personnes à commencer par son réalisateur, Patrice Pooyard.
Vient ensuite Jacques Grimault, l’« Informateur », celui dont le livre du même nom est à l’origine de LRDP (le film).
Suivent différents producteurs et sociétés ayant participé financièrement au film : Ekwanim (le premier nom à apparaître, producteur principal), Kerguelen, Gérard Fournerie et Félix Altmann.
Enfin, le distributeur du film, et pas des moindres : Wild Bunch. Notez qu’il existe Wild Bunch Distribution et Wild Bunch ; l’un se consacre au monde francophone quand l’autre vise en priorité la distribution internationale – c’est le cas de Wild Bunch, celui qui nous intéresse ici.
Au niveau international, la distribution a par la suite été prise en charge par Face to Face et Star Sands au Japon ; Monolith Video en Pologne ; ou encore Optimum Home Entertainment en Grande Bretagne.

Dans un souci d’objectivité, il ne sera ici question que de la version francophone de LRDP, étant donné que les principales personnes concernées par le film (Grimault et Pooyard) désavouent la traduction donnée en Anglais, faisant des amalgames abusifs quant à des hiéroglyphes pouvant représenter des moyens de transport modernes ou fantaisistes (hélicoptère, landspeeder du Star Wars épisode IV) et un final appelant à la fin du monde du 21 décembre 2012.

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LRDP date donc de 2010, s’il on en croit la fiche IMDB du film. Premiers acheteurs et diffuseurs du film, les pays étrangers évoqués plus haut n’ont diffusé ce film qu’à partir de 2012. Pour la France d’où l’équipe de tournage, scénaristes et auteurs sont originaires, il aura fallu attendre le début d’année 2013 pour une diffusion sur une chaîne secondaire du câble, Planète Plus.

Or, si l’on suit la trace du film, et ce qui me conduit à vous en parler aujourd’hui, c’est justement que je l’ai découvert plus tôt.

En effet, le plus grand nombre de visionnage et le buzz internet autour du film a débuté dans le courant du mois de décembre 2012. Donc avant la moindre diffusion française.

Et quel buzz pour le coup ; Orbis Enigma, le site vantant les mérites du film, site signé des auteurs, nous rappelle que « Révélation » est au « top 10 des longs-métrages documentaires les plus vus de tous les temps » qualifiant le film de véritable « bombe du web ».

Le problème, c’est que depuis, comme je le notais en introduction, la plupart des diffusions du film sur une chaîne d’un internaute YouTube sont fermées les unes après les autres, puis reprises ailleurs et ainsi de suite pour un problème de droits de diffusion.

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Donc aller chiffrer le nombre de visionnages, à partir de la fin décembre, c’est devenu un sacré casse-tête ! Et il y a la différence entre le nombre de clics et les visionnages en intégralité. A moi tout seul, j’ai dû fournir 30 à 50 clics pour un unique visionnage et quelques retours sur image par-ci par-là.

Du reste, malgré cette diffusion illégale massive, les deux principaux responsables du film, le réalisateur Patrice Pooyard et l’auteur du livre Jacques Grimault en ont profité, mettant en place le site évoqué ci-dessus Orbis Enigma, accompagnant cela d’une page FaceBook consacrée au film visible par tous et invités dans différentes émissions pour discuter du film.

Au Japon pour Patrice Pooyard en solitaire d’à peine cinq minutes (je ne retrouve plus la vidéo mise en ligne qui a peut-être été effacée). Et dans l’hexagone, sur la radio Ici et Maintenant (où les deux se sont livrés à 6h de discussion) et surtout, pour la plus grande part d’audience, sur AdoFM où ils ont à trois reprises été les invités de « Bob vous dit toute la vérité ».

Jusque-là, je me contente de planter le décor, d’évoquer comment LRDP a été diffusée, visionnée, comment le film se retrouve aujourd’hui à faire un buzz internet en l’espace de quelques semaines, comment plus de 3000 personnes se retrouvent à venir s’inscrire sur la page FaceBook consacrée au film et comment, moi et tant d’autres nous avons vu ce film.

En guise de première parcelle d’analyse, notez que la cible prioritaire du film est toute indiquée par les choix de communication : il s’agit d’internautes réguliers pour la quasi-totalité, plutôt jeunes pour la majorité d’entre eux (dans les 12-30 ans).

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Le film LRDP est à ce jour introuvable dans le commerce, hormis sous la forme de DVD vendus depuis l’étranger (donc dans des versions traduites que refusent Pooyard et Grimault). Le film est divisé en deux parties complémentaires dans son montage, est présenté comme étant un documentaire ; différentes personnes y interviennent, spécialistes dans divers domaines allant de l’ingénierie à l’architecture en passant par l’archéologie, la conservation dans des musées, etc.

Or, comme tout documentaire, à plus forte raison s’il présente une théorie, des hypothèses, un film qui nous raconterait « un pan de l’histoire perdu dans la mémoire de l’humanité » en se contentant de « faits », « prêt à modifier [notre] vision du passé », nous proposant « pour la première fois au monde » d’assister à une « découverte majeure », bref une « enquête qui change le monde », il convient de garder un esprit critique, ce à quoi nous enjoint d’ailleurs la conclusion du film.

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Cet esprit critique je m’apprête à le développer dans les articles qui vont suivre, sur le fond comme sur la forme. Et il importe avant de rentrer dans différents détails du film à proprement parler, de savoir qui est aux manœuvres, quels sont les différentes personnes ayant participé à l’élaboration du film, certains de ceux qui ont été interviewés, etc. C’est ce que je vous proposerai dans un second article, probablement dans les prochaines 48h.

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Partie 2 : Faites entrer les clowns
Partie 3 : Je suis bloqué au stade anal
Partie 4 :
Partie 5 :
Partie 6 :

Une prise en passant (110)

•15 février, 2013 • Poster un commentaire

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Vila Nova de Gaia, Portugal, 14 janvier 2013

Une prise en passant (109)

•13 février, 2013 • Poster un commentaire

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Porto, Portugal, 11 janvier 2013

Une prise en passant (108)

•7 février, 2013 • Poster un commentaire

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Dolus d’Oléron, France, 6 août 2010

 
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