Nigel Wave - tome 1 : Ascension
Entre les partiels à venir et le nombre de visiteurs en chute libre (car oui, je joue au Sarkozy sur mon petit monde : je sais combien de personnes visitent le site, d’où elles viennent si elles ont cliqué sur un lien et quels liens elles consultent sur le site - quel machiavélisme ! Big Brother is watching you), je vous fournis du réchauffé, les deux premières pages de “Nigel Wave”.
[Interlude] Concernant les visiteurs, je note d’ailleurs le passage de nombreux curieux du Café Salé. N’hésitez pas à dévoiler vos identités par l’intermédiaire d’un commentaire, il sera le bienvenu. [Fin interlude]
Et si toi, (re)lecteur potentiel, tu es intéressé par la suite, pas une hésitation, un mail et j’envoie le reste des 2 premiers tomes ! We need you, comme disait l’oncle Sam avec son doigt accusateur.
Pour la suite du programme dans les jours à venir : en cinéma, Panic Room (oui, j’ai regardé TF1 ce soir) et Rocky I ; côté bouquins - ça n’arrête plus -, Dire la vérité - Causeries du samedi par Pierre Mendès France (et vraisemblablement sous peu, Beowulf ou L’invention de la solitude par Paul Auster).
PAGE I
Case 1- Un hélicoptère noir aux vitres rouges descend en direction d’un navire de guerre futuriste impressionnant par sa taille. L’embarcation vogue sur la mer calme et bleutée.
En haut : Milieu du XXIème siècle, quelque part au large de la Gigacity de Marseille.
Case 2- Un bureaucrate, cravate, chemise blanche et complet beige, s’avance sur l’héliport, secoué par l’air émis par les pâles de l’hélicoptère. Un soldat est venu l’accueillir.
Bureaucrate : Allez chercher le colonel Wave, c’est une urgence.
Case 3- Le bureaucrate, cheveux grisonnants, blancs par endroit et visage ridé (la cinquantaine avancée), tout en remettant sa cravate en place, regarde le soldat quitter l’héliport en courant.
Case 4- Le soldat et Nigel sont dans un couloir. On ne voit pas le visage de ce dernier, seulement qu’il est en train d’enfiler un veston militaire noir sur lequel se trouvent des épaulettes.
Nigel : … « c’est une urgence » ?
Soldat : Oui, mon colonel, c’est tout ce qu’il a dit.
Nigel : Et de quoi avait-il l’air ?
Case 5- Dans un ascenseur, le soldat appuie sur un bouton pour sélectionner l’étage voulu.
Soldat : Le bureaucrate classique ; autoritaire, puissant, chieur et coincé du cul.
Nigel, off : Je vois.
Case 6- Nigel esquisse un sourire, la tête inclinée. On voit à peine son visage mais on le devine assez jeune. L’ascenseur émet un bruit indiquant qu’il s’arrête.
Case 7- Le bureaucrate, l’air ennuyé et grave, est accoudé contre le mur et regarde en direction des deux hommes que l’on ne voit pas.
Bureaucrate : Colonel, on a besoin de vous à Lyon, un problème d’ordre prioritaire.
PAGE II
Case 1- On voit la tête juvénile de Nigel, il a la vingtaine, est imberbe et a des cheveux bruns foncés légèrement longs, un peu décoiffés par le vent. Il est dans l’hélicoptère, face au bureaucrate, tandis qu’un homme de l’armée ferme la porte latérale.
Nigel : Bien, de quoi s’agit-il, monsieur ?
Case 2- Le bureaucrate présente une carte avec autorité et un certain ennui pour les formalités.
Bureaucrate : Services secrets. A partir de maintenant, tout ce que vous entendrez devra rester entre nous. Une objection ?
Case 3- L’hélicoptère quitte le navire.
Nigel, off : Aucune.
Bureaucrate, off : Parfait. Nous avons six morts sur le dos à Lyon ; une femme, deux nouveaux-nés et trois hommes. Jusque là rien de confidentiel.
Case 4- Le bureaucrate s’est penché vers Nigel qui a croisé les bras.
Bureaucrate : Seulement, deux des hommes sont des militaires et la thèse des meurtres politiques semble probable… d’autant que les élections approchent et vont se dérouler dans un climat explosif.
Case 5- Le bureaucrate regarde par la vitre de l’hélicoptère, songeur.
Bureaucrate : Toujours est-il, cinq des six morts ont été retrouvés dans un immeuble en construction. Koer, vous connaissez ?
Nigel, off : Une entreprise d’armement défensif, non ?
Case 6- Nigel fronce les sourcils, surpris et intrigué. Le politicien est au premier plan, de dos
Bureaucrate : Exact. C’est justement à cette société qu’appartient l’immeuble.
Nigel : Vous pensez que les industries Koer sont liées à cette affaire ?
Case 7- L’hélicoptère survole le continent, Marseille à priori. La ville est couverte de grands immeubles. L’ensemble est très noir et sombre, le soleil ne filtrant que très mal à travers les couches de pollution.
Bureaucrate, off : Non, je suggère juste que le lieu de ce quintuple homicide n’a pas été choisi au hasard.
Case 8- Nigel s’enfonce dans le siège de l’appareil, observant le bureaucrate.
Nigel : Que voulez-vous que je fasse ?

Et quand deux “Brothers” se “watching”, que se passe-t-il ? lol (car moi aussi je sais tout hé hé hé.)
Belle entrée en matière qui incite à la curiosité pour la suite et tient en haleine. Perso, j’accroche.
Merci bien !
Voici deux pages d’expositions simples mais efficaces.
J’entends par « simples » le fait de se servir du dessin de façon illustrative, sans chercher à faire passer d’autres informations que le fait de montrer les personnages discutant (excepté en P2C4, peut-être…).
Je suppose qu’en P1C4 les personnages arrivent à proximité de l’ascenseur. Sinon la continuité des dialogues est un peu étrange (sans toutefois poser de réel problème).
Par contre, je me demande pourquoi titrer « XXI° siècle » pour un récit visiblement futuriste. Mais ceci doit certainement s’expliquer au cours du scénario…
En tout cas ce début soulève quelques questions (au niveau des morts, pourquoi 5/6 dans un immeuble, comment savent-ils que le 6eme est lié, etc.).
Donc oui, ça donne envie de tourner la page
Merci pour ta critique !
Pourquoi “XXIème siècle” ? Bah, juste parce que quelques dates entrent en jeu par la suite, mais cela reste limité… Juste de quoi jouer avec une cinquantaine d’années fictives de géopolitique internationale.
Si j’en crois l’image en P2C7 il y a une grosse différence architecturale, et aussi technologique (P1C1).
Si la politique peut évoluer rapidement, c’est plus délicat au niveau des autres points de vue.
Ce que je veux dire par là c’est que j’ai l’impression, en lisant ces pages, qu’un évènement (encore inconnu) a propulsé la technologie en avant (comme l’apparition du Dr Manhattan dans Watchmen d’Alan Moore par exemple)…
Si c’est le cas, c’est dommage de ne pas en parler.
C’est un peu ce que j’entends par narration « simple » (qui n’est pas péjoratif).
Proposer le plan de la P2C7 peut entrainer une réflexion dans la tête du lecteur et faire passer des informations (préparations) « en contrebande » : donc l’image sert à autre chose qu’à illustrer un dialogue.
Mais bon, je ne critique pas du tout et chipote juste un peu en passant
Ca ne change absolument rien au reste du texte.
D’ailleurs, pour rester chez Alan Moore, il ne se casse plus la tête avec ça dans ces dernières BD (TOP10, Promethea) : ça se passe au début de l’an 2000 (donc dans le passé), c’est hyper différent de ce qu’on connaît, futuriste, et ça fonctionne très bien !
Mais bon, ce qu’il décrit ressemble un peu à des « mondes parallèles » qu’autre chose…
Le problème des dates dans les récits futuristes c’est justement qu’elles sont datées et que, si elles sont trop proches, on y arrive vite (on peut reparler de New-York 1997 de Cronenberg, heu… de Carpenter ;-))
“j’ai l’impression, en lisant ces pages, qu’un évènement (encore inconnu) a propulsé la technologie en avant”
–> Raté. Non non, j’ai simplement joué à P. K. Dick, un peu dans une idée Blade Runner-ienne.
Haaaa ! Extraordinaire Blade Runner !
Je ne suis pas certain que Philip K.Dick ait précisé la date dans « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? ». En tout cas l’action se déroule après une hypothétique guerre nucléaire (donc gros bouleversement).
Ok, dans le chef d’œuvre cinématographique (et, je me lâche, philosophique) de 1982 l’année avancée est 2019. Le background n’est pas expliqué, et d’ailleurs on s’en cogne.
Le petit truc est qu’il y a changement de siècle entre les deux (de millénaire même). Psychologiquement c’est plus fort (à l’an 2000……).
Tu parles de XXI° siècle alors que nous sommes au XXI° siècle et, en ce sens, ça peut prêter à confusion. Ok dans ton cas c’est le milieu du XXI° donc 40 ans dans le futur, donc équivalent au ratio du film Blade Runner.
Enfin, c’est un peu comme les prix : 9,99 euros fait moins peur que 10 euros.
Le XXII° siècle c’est hyper loin… d’ailleurs je ne le verrai jamais.
Ensuite, ça dépend des différences globales de ton univers par rapport au nôtre.
Cela dit, je m’attarde là-dessus plus pour discuter qu’autre chose, hein, ça fonctionne très bien comme tu l’as écrit !
En tout cas, avec une telle référence, je suis curieux d’en savoir plus sur ton histoire. D’un point de vue thématique cette fois-ci…
Si tu laissais ton e-mail (qui par ailleurs n’apparaitrait pas), je pourrai :
1) éviter de devoir valider chacun de tes nouveaux commentaires. ^_^
2) envoyer disons les 10 premières pages du tome 1…
Oups oups oups oups ! Désolé !
1) Je ne savais pas (mea culpa)
2) J’en serais ravi