Film du jour (6) - Odette Toulemonde
Oui ! Oui, je le reconnais. Je suis sado-masochiste. Vous connaissez mon amour (sic) pour Eric-Emmanuel Schmitt ; eh bien je suis allé encore plus loin ; après son livre soporifique au possible et mièvre (Odette Toulemonde et autres histoires), j’ai osé regarder le film.

L’histoire reste assez similaire ; Odette Toulemonde (Catherine Frot), petite employée des plus banales est une inconditionelle d’un écrivain, Balthazar Balsan (Albert Dupontel). La joie incarnée grâce à ce dernier, Odette, suite à diverses péripéties, se retrouve à héberger Balthazar en pleine déprime. Inutile de s’étaler beaucoup plus, le pitch se résume à ces quelques lignes.
J’ai toujours eu du mal à supporter Catherine Frot, ce qui n’aide pas à juger du film. Quant à Albert Dupontel, quand il évite d’aligner les pitreries stupides et vaines comme dans la plupart de ses films (Efermés dehors en particulier), il sait tenir avec brio les rôles qui lui sont attribués (Fauteuils d’orchestre - film qui m’a déçu par ailleurs mais où Dupontel m’a bluffé - ou Le convoyeur). Mais ici, l’erreur n’est pas dans la distribution des rôles. L’erreur est dans le scénario. La première demi-heure n’est pas mauvaise, sans être intéressante ou prenante. Mais les deux tiers restants virent au n’importe quoi : le rythme est mauvais, l’exagération de certaines scènes n’apporte rien, une fois de plus la psychologie des personnages se résume à des sautes d’humeur assez peu logiques, etc.
En résumé, le film est à éviter, même si, à choisir entre le film et le bouquin, le premier est de très loin préférable. La mièvrerie prend des allures de simplicité bien moins stupide et moins lassante que lorsque les pages s’alignent dans un registre fade.

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