Une prise en passant (250)

•1 juillet, 2018 • Laisser un commentaire

Paris, France, 1 juillet 2018

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Pyongyang ne répond plus

•21 juin, 2018 • Laisser un commentaire

Lettre adressée aujourd’hui à SFR (dans la veine d’une autre, vieille de onze ans, et qui m’avait valu un lapin en peluche) :

 

Mesdames, Messieurs,

Alerte : vos services ont des problèmes de transmission.

Depuis un mois et demi environ, ma ligne téléphonique est saturée d’appels émanant de votre part. Pire, depuis le début de cette semaine, en moins de trois jours, j’ai reçu trois appels de vos agents pour me poser exactement les mêmes questions (après un premier environ un mois plus tôt). Je n’ai rien cédé, mais je me lasse de vos méthodes de torture téléphonique.

A chaque fois, vos agents me demandent quel est mon opérateur mobile. A chaque fois je leur ai expliqué : je ne prends pas part à l’espionnage industriel. Bien entendu vos concurrents m’appellent parfois pour connaître mon opérateur internet et, de la même façon, je ne leur donne aucune réponse.

Comme l’a dit Dominique de Villepin dans son discours contre la guerre en Irak : « A ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder […], je voudrais dire que rien, à aucun moment, ne sera le fait de la précipitation, de l’incompréhension ou de la peur. » Guantanamo n’aura pas raison de moi, vous n’aurez pas ces informations.

Là où cela prend des proportions grotesques, c’est qu’après avoir expliqué au second agent que j’avais déjà refusé de répondre au premier, après lui avoir expliqué pourquoi, après lui avoir demandé de noter une bonne fois pour toutes qu’il est inutile de m’appeler à ce sujet, un troisième opérateur m’appelle ! Cet appel a lieu précisément le même jour, quelques heures plus tard, sur mon autre numéro de fixe (mais à la même adresse) et l’on me demande, comble de l’ironie, quel est mon opérateur internet ? Mais c’est vous ! Vous : SFR. Même Edward Snowden le sait !

 

Comme vous le savez, je suis client SFR depuis bientôt deux ans. D’abord à ******* (fin 2016 à juin 2017) puis, après mon déménagement, à ******* (depuis juin 2017). A l’époque du déménagement, vos services avaient accumulé les ratés : au moins trois interventions ont été nécessaires (6 et 28 juillet, 4 septembre 2017) pour avoir une liaison fonctionnelle. En réalité, il y eut quatre interventions : lors de la toute première, votre agent s’est présenté à ma précédente adresse, celle dont je déménageais !

Quatre interventions donc, et dans le même temps plus de huit interlocuteurs téléphoniques, la moitié d’entre eux s’employant à réduire à zéro le travail effectué avec l’interlocuteur précédent. Digne d’un roman de John Le Carré ! Le traître n’est pas celui qu’on croit, l’ennemi est un ennemi intérieur. Chaque agent performant a tâché de résoudre les bourdes du précédent, avant d’être suivi par une incompétence du suivant.

Vos services, conscients de leurs ratés consécutifs, ont donc pris soin de faire un geste de bonne volonté fin 2017, et un chèque de remboursement m’a été envoyé. La performance atteinte est ubuesque : le chèque m’a été envoyé à ma première adresse, toujours la même, celle dont j’avais déménagé !

Le chèque vous est donc revenu avec une mention NPAI (N’habite plus à l’adresse indiquée). Un autre agent m’a contacté pour essayer de résoudre le problème. La lettre suivante avec le chèque m’est cette fois parvenue car « suite à [v]otre investigation », vous aviez trouvé « [ma] nouvelle adresse », l’adresse à laquelle j’étais donc facturé depuis plusieurs mois. Vérifiez si besoin auprès de la DGSI ou de la NSA, leurs registres sont probablement à jour.

 

Nouvel épisode cette année au mois de mai, lorsqu’un agent SFR vient se renseigner sur mon opérateur. Je lui indique que je ne répondrai pas, et par ailleurs qu’un agent Free il y a quelques années m’avait appelé pour une affaire similaire. Il y avait mis tellement d’insistance alors que je persistais à ne pas lui répondre, lui expliquant que c’était une information privée, que j’avais fini par lui demander quelle était la régularité de ses rapports sexuels. La conversation s’était arrêtée là, lui outré. Vengeance : Free m’avait harcelé à cinq reprises le même jour (ils restent les détenteurs du record). J’ignore quelle est la fréquence des ébats chez vous, mais par contre je sais quelle est la fréquence de vos appels. J’aurais préféré ignorer ces deux informations.

Avec trois appels de mieux de la part de vos services en moins de 72 heures, dont deux à la chaîne, je comprends que vous vouliez rivaliser avec vos concurrents et faire preuve de la même compétitivité. Méfiez-vous cependant de l’effet Watergate. A trop insister, c’est moi qui risquerait de me désister. Kim Jong-un le disait d’ailleurs : « un bouton [de désabonnement] est toujours sur mon bureau. C’est la réalité, pas une menace ».

J’espère ne pas recevoir d’autres appels de vos services ; je ne suis pas un agent double, ni pour SFR, ni pour vos concurrents.

Veuillez donc noter dans vos registres et fichiers d’information : Pyongyang ne répond plus.

Pire : la prochaine fois, on appuie sur le bouton !

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