Film du jour (3) – Panic Room

Et c’est reparti ! Au programme, Panic Room de David Fincher (qui a notamment tourné Seven et Fight Club). A l’origine, je n’étais pas plus motivé que ça par le film… sauf que les têtes d’affiche sont alléchantes : Jodie Foster (Le silence des agneaux, Inside Man), Jared Leto (Requiem for a dream, Lord of war) ou encore Forest Whitaker (Le dernier roi d’Ecosse, Platoon) !

Ni une ni deux, je me retrouve devant mon poste de télévision pour près de 2h de spectacle… qui s’avère bien vite décevant.

Une mère et sa fille emménagent dans une immense maison dans New York, maison ayant appartenu à un financier parano qui y a aménagé une salle de sécurité, la Panic Room. Or, le premier soir, trois hommes pénètrent dans la maison, avec la ferme intention de récupérer de l’argent se trouvant dans la fameuse pièce où mère et fille se sont justement réfugiées…

Une fois de plus, les scénaristes d’Hollywood ont fait l’impasse sur la psychologie des personnages : ceux-ci ne cessent de se contredire dans leurs actes au cours du film. Le jeu d’acteur est assez médiocre à l’exception de Whitaker, Foster et Stewart (celle qui joue la fille), David Fincher fait le pari d’intégrer une représentation partielle en 3D du bâtiment, jouant ainsi avec la caméra à traverser la tuyauterie, les murs, les vitres au début du film pour abandonner cet effet de style passé le premier tiers. Le suspense est absent du début à la fin : les scènes où un doute devrait poindre chez le spectateur sont toutes démontées les unes après les autres par la scène qui précède, et ce à chaque fois. Dernier point (et pas des moindres) raté de ce film ; les dialogues. En particulier les échanges entre les trois cambrioleurs, plus risibles les uns que les autres. Le pire revenant à Jared Leto lançant « Qu’est-ce que t’as ? Tu t’excites parce que t’as lu James Ellroy avant de venir ici ? Ben moi j’ai vu le film Ducon ! ».

Seul élément vraiment positif du film, l’inversion des rôles lorsque le personnage interprété par Jodie Foster devient partiellement le dominant de l’affaire. Vous l’aurez compris, Panic Room, on s’en passera allègrement et on l’oubliera tout aussi vite.

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~ par Zegatt sur 15 janvier, 2008.

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