Film du jour (5) – Rambo III

Voilà une bonne chose de faite : je viens de finir l’intégrale de la série des Rambo en prévision de la sortie prochaine du IV. Moi qui n’avais jamais vu un seul film de la série avant 2007, le retard est récupéré.

Sylvester Stallone, on pourra en dire ce qu’on veut, mais c’est un grand acteur (Rambo I : First BloodRocky Balboa – je n’ai toujours vu que le dernier à ce jour – & Copland en attestent). Seulement, comme Kevin Costner, la majeure partie de sa filmographie est nulle. Dommage.

Rambo III, au même titre que le II, s’inscrit justement dans cette vague de nullité. Oubliée la psychologie à moitié détraquée du vétéran du Vietnam telle que présentée dans le premier opus. Rambo, c’est une machine à tuer, et rien d’autre. Donc ça tire, ça pète, ça explose, ça crie, ça fulmine, ça en envoie dans tous les sens pendant la durée du film et bien sûr, l’ensemble n’est pas à une contradiction près. Pour résumer la situation, John Rambo, retiré dans un monastère auprès de moines en Thaïlande (et qui fait des combats pour ramener de l’argent au fameux monastère pacifiste) est visité par le colonel qui lui demande son assistance pour une mission en Afghanistan. Rambo refuse, le colonel y va. Bien entendu, la mission rate, le colonel est fait prisonnier par les Russkofs (on est dans les années 1980) et Rambo décide d’aller faire leur fête aux rouges.

A l’affiche, hormis Stallone, on retrouve pour la troisième fois Richard Crenna dans le rôle du colonel, avec sa belle gueule d’acteur des années 1960 et Sasson Gabai – qui oscille entre les rôles de seconde zone (The Order) et les coups de génie (La visite de la fanfare, à voir si vous en avez l’occasion !) -. Le casting est donc partiellement sauvé. Partiellement, car dans le rôle des Russes, l’avalanche de blondinets parlant l’Anglais avec un accent outrancier est assez affligeante.

Et puis côté scénario donc, rien à retenir de particulier. Les répliques à l’humour moyen s’enchaînent de façon régulières (« – C’est quoi ? / – Des lumières bleues. / – Et ça fait quoi ? / – Ca éclaire en bleu. »), la fin prend des proportions ridicules (Rambo et le colonel face à une armée de Russes suréquipés – en même temps, c’est Rambo) et l’ensemble est très moyen.

Reste que Rambo, on lui pardonne beaucoup. On lui a collé l’étiquette « nanar » d’office et tant que tel, c’est plus que potable au second degré. On retiendra un face à face filmé et mis en scène assez adroitement entre un hélicoptère et un char (en faisant abstraction du choc final), le charisme visuel des personnages, et l’affirmation selon laquelle toute personne s’attaquant à l’Afghanistan sera confrontée à une résistance incessante. Si seulement George W avait vu Rambo III.

Espérons juste que le IV retrouvera, si ce n’est la psychologie initiale du premier Rambo (qui, je le répète, vaut parfaitement d’être vu), au moins une bonne réalisation.

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~ par Zegatt sur 23 janvier, 2008.

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