Culturons-nous (1) – Angoulême

Bon, c’est pas tout ça, mais il s’agit de répondre du silence de ces quatre dernier jours… J’étais à Angoulême où je renouais avec le Festival de la Bande Dessinée (35ème édition) après quelques années d’absence. Et malgré les Charentais – des vrais ! – qui me logeaint et qui ont eu une influence notable sur mon alcoolémie le temps d’un week-end, je me propose de vous faire un bref tour d’horizon.

Cette édition aura été plutôt décevante pour moi ; les avatars multiples de Joann Sfar, Manu Larcenet ou Marjane Satrapi se sont multipliés à foison, sans grande qualité ni visuelle ni scénaristique. En atteste le grand prix de cette année dont j’ai feuilleté quelques pages et où visiblement les auteurs ignorent tout du cadrage par case. Alors certes, leur noir et blanc est sympa, mais ça ne fait pas tout.

Et la traversée des stands des éditeurs ne m’a pas réservé de grands coups de coeur ou la découverte de perles rares. Néanmoins, au détour d’un stand, je suis tombé sur le tome II des réflexions de Scott McCloud, Réinventer la Bande Dessinée, éditer dans une petite boîte (Vertige Graphic) au contraire des tomes I et III – tous étant des passages incontournables pour toute personne désirant considérer la BD au-delà de la BD ; McCloud explore la question avec des accents de philosophie et d’opportunités d’avenir de façon assez pertinente et très intéressante.

Sinon, une exposition consacrée à Sergio Toppi m’a ouvert les yeux quant à ce monstre du dessin vaguement croisé par le passé. Cet italien est un génie du noir et blanc, un calculateur merveilleux de la page, jouant avec les cases, les angles, les intersections et qui, en prime, a un sens de l’exotisme fascinant. Que ce soit pour Le trésor de Cibola ou sa version personelle des mille et une nuits, Sharaz-De, son style est d’une pureté et d’une force prodigieuses. A découvrir d’urgence.

Et pour finir, une petite découverte des plus plaisantes (en plus faite par des membres du Café Salé), Effleurés, le style est assez particulier, épuré mais quelque peu inhabituel et peu déranger à la lecture des premières pages, mais une fois que l’on s’est laissé entraîner, l’ensemble devient très vite attachant, fort, touchant. Les péripéties d’un couple improbable en quelques 70 pages, l’évolution des deux personnages et leur rapport au monde, l’ensemble sonne vrai et juste, et c’est toujours un plaisir de tomber sur une BD de cette qualité. Pour les plus curieux d’entre vous, le blog d’Hespéride, la scénariste : http://hesperide.canalblog.com/ . En tout cas, les deux auteurs sont à suivre de près s’ils nous réservent d’autres surprises dans le même genre.

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~ par Zegatt sur 30 janvier, 2008.

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