Séries obscures (1) – Dune

« He who controls the spice, controls the universe »…

Les connaisseurs auront reconnu l’une des phrases phare de la plus grande saga de tous les temps, je veux parler de l’oeuvre de Frank Herbert, Dune. Dune, qui avait subi un véritable massacre cinématographique au début des années 1980 dans l’adaptation faite par David Lynch… Et qui a été revu et corrigé pour la télé en 2000 sous forme d’un tryptique.

Pour résumer rapidement les grandes lignes de ce Space Opera, la famille Atréides vient de recevoir de la part de l’empereur la juridiction de la planète Arrakis, plus connue sous le nom de Dune, anciennement détenue par les Harkonnen. Dune est une terre aride, recouverte de désert, mais c’est là que se trouve l’épice, le bien le plus convoité dans toute la galaxie. Quant à savoir si le don de cette planète est un cadeau sincère pour les Atréides ou un élément d’un plan visant à l’extermination de cette maison aristocratique…

La musique est digne de John Williams par instants, l’atmosphère d’Arrakis/Dune est bien rendue, Paul Atréides n’a pas une tête à claques (comme cela était le cas chez Lynch) et les enjeux de pouvoir sont enfin explorés. Beaucoup d’éléments en somme pour faire de cette adaptation quelque chose de bon. Mais, car il y a toujours un « mais », côté costumes, il y a quelques ratés (notamment la famille impériale au complet qui a hérité de vêtements très kitchs), les scènes incluant de la 3D ont un visuel aux accents volontairement informatiques (et le résultat n’est pas toujours très bon), quant aux scènes incluant des vers des sables, celles de Lynch sur fond musical de Toto était, il faut bien le recconnaître, plus efficaces. Enfin, quelques scènes ont été ré-arrengées ou raccourcies (notamment l’attaque du palais Atréides par les Sardokars impériaux) alors qu’elles contenaient un bon potentiel.

Du côté des acteurs, le pannel est splendide. Paul d’abord à qui il est enfin rendu justice, ses parents – Leto et surtout Jessica -, Stilgar ou encore Chani sont interprétés par des acteurs dont les traits s’adaptent à merveille à leurs personnages respectifs. Encore une fois, c’est la famille impériale qui souffre le plus du casting ; l’empereur Shaddam IV dont le rôle est interprété par Giancarlo Giannini (que l’on trouve notamment dans Hannibal) avait pourtant de quoi fonctionner…

De même, du côté de la famille Harkonnen où le réalisateur a tenu à reprendre les mêmes visages que dans l’adaptation de Lynch, au risque de ne pas s’en démarquer suffisament – même au niveau des attitudes, puisque le baron ne manque pas de partir à 2 ou 3  reprises dans des crises de fou rire assez stupides (comme chez Lynch). Dommage.

En résumé, une adaptation plutôt fidèle, efficace dans son rythme, bien jouée la plupart du temps et qui mérite entièrement le coup d’oeil, ne serait-ce que pour se réconcilier avec une version filmée de la saga la plus magistrale de la littérature (très loin devant Tolkien).

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~ par Zegatt sur 11 février, 2008.

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