Film du jour (13) – Snake Plissken

Grand rabais sur la cinématographie du jour : 2 films pour le prix d’un, autour du personnage de Snake Plissken, films tous deux signés par Carpenter, New York 1997 et Los Angeles 2013. Je fais d’ailleurs face à un dilemme, est-ce que ces films sont des nanars ? Grande question, car soit ils sont mauvais mais avec quelques répliques bien senties tout de même, soit ils sont ratés et plutôt risibles…

Mes premières armes avec Carpenter (et déjà Kurt Russell) s’étaient faite avec The Thing ; sombre, sanglant, bordélique, une sorte d’Alien (le premier du nom j’entends) en moins fin, mais peut-être en plus efficace et un brin plus intéressant. Bilan plutôt positif donc, qui m’a amené à renouer avec ce couple réalisateur/acteur.

Les deux films fonctionnent sur le même synopsis : dans une ex-ville américaine devenue un pénitencier géant (NY ou LA, le système est le même), quelque chose ou quelqu’un qui ne devrait pas y être y est, justement. Et les autorités, dans les deux, après un chantage, décident de balancer Snake Plissken, sombre personnage sans foi ni loi (quoique), pour récupérer la fameuse chose/personne. Dans un cas, ce sont des explosifs qui sont introduits dans le corps de Plissken, dans l’autre, un virus qui lui est injecté. Quoiqu’il en soit, s’il n’est pas de retour avant l’heure H, il va mourir. Mais par contre, s’il revient, c’est lui qui voudra tuer tout le monde (enfin, surtout les salops qui représentent l’autorité dictatoriale semi-fascisante).

Comme ça, ça sonne un peu creux. A dire vrai, ça l’est. Kurt Russell aura beau user de son charisme, il ne sauve pas grand chose. Effets spéciaux ratés, personnages sans intérêt (qu’il s’agisse du Président des Etats-Unis, d’un vilain pseudo-révolutionnaire qui se prend pour Ernesto Che Guevara ou encore du salopard de militaire en chef joué par Lee Van Cleef – pourquoi ce grand acteur a-t-il échoué là-dedans ?), répliques « cultes » dont on se passerait bien (« – Plissken, qu’est-ce que vous foutez ?/- Je vous emmerde »), intrigue portée sans conviction, seconds rôles qui débarquent au hasard (et tous connaissent Plissken !) et jeu sur l’appelation du héros que je n’ai toujours pas compris (« – Snake !/- Appelez-moi Plissken » ou dans sa variante « – Plissken !/- Je m’appelle Snake », si quelqu’un a pigé le truc, je suis d’ailleurs preneur d’une explication).

Alors, que pouvons-nous en sauver ? Au niveau crédibilité, le premier opus, New York 1997 tient plus la route, où l’on retiendra tout de même les efforts que font Russell et Van Cleef pour assurer un minimum de présence et de prestance. Mais la chute est sans grande conviction, plutôt risible.

Le second est un amalgame de n’importe quoi, avec quelques passages gores parfaitement injustifiés (Carpenter aime trop l’hémoglobine rougeoyante et les variations sur le thème du zombie, hélas) et des effets spéciaux. Mais la chute est bien plus efficace, plus paradoxale. Et aussi une scène de 30 secondes à peine où Plissken est drogué et où soudain la caméra de Carpenter se met à évoluer de façon très intéressante. Si vous êtes venus à bout du premier, vous survivrez aussi au second.

En résumé, si les pérégrinations de Kurt « Snake Plissken » Russell manquent à votre cinémathèque, continuez à vous en passer, ce n’est pas un drame ! Enfin, chose amusante qui mérite d’être notifiée : se voulant en partie précurseur d’un futur hypothétique, la saga Snake Plissken propose ce parallèle étonnant ; dans le premier opus, Plissken arrive à New York en se posant en planeur sur le World Trade Center et dans le second, il surfe sur un Tsunami dans Los Angeles… Comme quoi…

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~ par Zegatt sur 8 mars, 2008.

5 Réponses to “Film du jour (13) – Snake Plissken”

  1. En zappant je tombe sur un post sur « Escape from New-York » alors, je ne peux pas résister et je me lance dans la lecture…
    Et que vois-je ? Qu’est-ce que c’est que cette première phrase juste après la photo ???? C’est là que je comprends le sous-titre de ton blog « chroniques nocturnes ». Effectivement, tu devais être mal réveillé 😉
    Sinon, pour moi, NY97 est un pure chef d’œuvre mais il est bien tard pour détailler j’en ai peur… Peut-être un autre jour…
    Le second est un remake cynique dont j’attends depuis des années la version longue (introuvable mais vraie). Il est moins bon mais encore jouissif pour un fan de Snake Plissken comme moi. 😉 (J’aime beaucoup la scène du petit Bangkok par exemple)
    Ha oui, un petit détail en passant. Dans NY97 tout le pays et « libre » (les guillemets sont nécessaires pour Carpenter) et NY est une prison. Pour LA13 c’est le contraire : LA est la seule zone libre de tout le pays. Fondamentalement certes, ça ne change pas grand-chose. Mais c’est amusant de le souligner.

  2. Ces films sont exellents ! Mais ils sont comme les sagas de Rambo, ou X-Men ou encore Terminator : ils ne faut pas les regarder au premier degrés !!! Ce sont de véritable « comédies » !!! Personnellement je me marre plus devant ce genre de film plutot que devant certaines « comédies officielles » comme « Mary à tout prix », par exemple…
    Comme tout film macho qui ce respecte, ce film est bourré de phrases tout simplement énormes comme  » L’avenir, c’est maintenant » ou des dialogues vraiment profonds (je ne pourrais en citer, je n’en est pas de tête, je n’est eu le plaisir de le visionner qu’une seule fois, mais ça n’était pas la dernière, je peux vous l’assurer !!! :oD

    Enfin voilà, moi c’est comme ça que je vois les choses.

    Au plaisir !

    PS : Appelez moi Plissken ! ;o) Y a absolument rien à comprendre, c’est ça qui est marant ! ^^

  3. Ah oui au fait ! Personnellement, j’ai préféré le second opus ! Encore plus drôle que le premier ! Le fait qu’il ne soit pas offciellement un remake est d’autant plus drôle !!! ^^

    Et apparament ça existe aussi en BD : « Snake Plissken Chronicles ». Je n’en ai pas trouvé alors peut-être que ça n’existe qu’aux States.

    Un remake du premier (encore ?! non non ! un remake officiel !)est projeté sans Carpenter ni Russell (ce dernier l’aurai mal prix selon l’article d’un magasine américain). Et Snake Plissken serait alors notre fameux Gérard Butler (Léonidas dans 300), l’une des seules personnes au monde qui à la classe avec un slip et une cape.
    Et le projet « Escape from Earth » n’est apparament pas enterré six pieds sous terre… Affaire à suivre

  4. New York 1997 et Los Angeles 2013 sont deux petits bijoux de John Carpenter. J’ai une préférence pour le deuxième, même si le premier était pas mal aussi.
    C’est pourquoi je ne comprends pas comment tu peux critiquer de manière aussi négative ces 2 bons films d’action / science-fiction. Tu as l’air de n’avoir jamais vu un film de science fiction de ta vie. C’est un genre où on entre dans une histoire très peu probable voir pas du tout, mais où l’on doit accepter au minimum certaines choses.
    Et toi, tu as l’air de regarder ces 2 films comme de bons nanars. Alala ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre (ou lire) !
    En plus, les 2 films ont un certain aspect comique (humour noir le plus souvent) et un personnage inégalable (Snake Plissken) que personne ne saurait mieux jouer que Kurt Russell. Franchement, je dirais que Kurt Russell est né pour jouer Snake Plissken tellemnt il le joue bien.
    Bref, tu as le droit de ne pas aimer ce genre de film, mais je trouve tes critiques infondées …
    Dis tout simplement que tu n’aime pas les vieux films et l’affaire est réglée ^^

  5. Dacobah, si tu avais prêté plus d’attentions aux différents films que j’ai pu critiquer ici, et même si tu avais fait attention à ma critique des deux Carpenter, tu aurais constaté que je suis loin d’être élitiste dans mes choix de visionnage de film ; de Hitchcock à Kubrick en passant par Gondry, Bouchitey ou Cronenberg ; de « Robocop » à « Pi » en passant par « Delicatessen », « Psychose » ou « The thing ».
    Lorsque tu écris « Dis tout simplement que tu n’aime pas les vieux films et l’affaire est réglée », tu confirmes ne pas faire attention à mes quelques lignes, où je mentionne d’ailleurs le « The Thing » de Carpenter que j’ai trouvé admirable.

    Donc ni anti-vieux films, ni anti-Carpenter. Ne tombons pas dans la caricature.

    Quant à dire que « Tu as l’air de n’avoir jamais vu un film de science fiction de ta vie », ce n’est pas plus fondé. Aussi, je te signalerai que Dagobah s’écrit avec un « G » et non un « C ». Qu’il s’agisse de « Blade Runner », « Stargate » (Kurt Russel, quand tu nous tiens), « Star Wars » (les 3 premiers, les derniers en date étant plus que décevants), « Chrysalis », « Dune » ou divers dessins animés (« Ghost in the Shell » pour une référence partagée par de nombreuses personnes), je pense que j’ai de quoi parler SF sans être vu comme le premier inculte en provenance directe de Tatooine.

    Les goûts sont subjectifs, je n’ai jamais prétendu le contraire, à toi de l’admettre à présent.

    Je n’ai jamais prétendus que ces deux films étaient daubesques. J’ai dit, et je le répète, qu’à mon sens, ils ne valent pas le détour. Au même titre qu’un « Eyes wide shut » entache la filmographie de Kubrick ou qu’un « La guerre des Mondes » ou « Munich » salope celle de Spielberg (goûts personnels, une fois de plus, mais partagés par plus d’un).
    Donc oui, je considère que le duo de films sur Snake Plissken s’apparente sur bien des points à du nanar. Et que malgré des tirades très bonnes, des idées originelles parfois intéressantes, ou quelques scènes fort réussies, le sens du récit est mauvais.
    La répétition de certaines scènes, l’inutilité d’autres, le non-sens de la présence de certains personnages rend une partie de chacun des deux films invalide, inintéressante. Donc je maintiens, non, Snake Plissken et moi, c’est pas ça.

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