Film du jour (15) – No country…

Quel besoin y’a-t-il à associer autant que possible une traduction au moindre mot anglais ? Dans le cas du dernier film des frères Coen, une vague traduction plus que risible trainait ça et là : « Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme ». N’importe quoi ! Je vous parlerai donc de No country for old men (ne dénaturons pas les choses), à l’affiche depuis quelques semaines…

Je n’aime pas les films des frères Coen. Deux tentatives de visionnage de The big Lebowski se sont avérées vaines, et le court-métrage assez bordélique qu’ils avaient pondu pour Paris je t’aime ne m’avait pas emballé. Mais No country for old men serait dans un registre quelque peu différent, tous s’accordent à en vanter les mérites. C’est entendu, je m’y risque une fois de plus…

Heureusement ! Le film est magistral : la caméra est dirigée avec un brio hallucinant, nous plongeant dans des scènes somme toute classique mais filmées de main de maître. Les répliques fusent, fleurant bon le Texas (tout comme l’ambiance générale du film) et la poudre des fusils, frisant ici l’absurde, là le philosophique et ailleurs (et souvent) le comique. Les scènes sont fortes, prenantes et quelques comiques de situation viennent arranger le tout. Les personnages présentés sont hauts en couleur, et le jeu d’acteur est plus qu’une réussite, qu’il s’agisse de Tommy Lee Jones (égal à lui-même, charisme et capacité à crever l’écran à la clé), Javier Bardem ou Josh Brolin qui mènent à eux trois le film.

Mais de quoi s’agit-il d’ailleurs ? Texas, 1980, un américain pur sang, chapeau de cow-boy vissé sur le crâne et fusil en bandoulière découvre dans les étendues semi-désertiques les restes d’un échange de drogue raté : voitures à l’arrêt, douilles éparpillées au sol, cadavres à la pelle, kilos de narcotiques et surtout une mallette remplie de billets verts. L’occasion est trop belle, il prend le fric et retourne de par chez lui. C’est sans compter sur un psychopathe qui rôde, lui aussi à la recherche des fameux billets, semant les morts sur son passage – qu’ils soient tués à l’air comprimé, au fusil ou la gorge cisaillée avec du métal -, ainsi qu’une bande de Mexicains, bien décidée à récupérer l’argent du deal avorté. Et puis il y a un shérif local (campé par Tommy Lee Jones) qui tente de sauver ce qui peut encore l’être, tant bien que mal, tout en essayant de comprendre les enjeux de l’affaire.

Et c’est donc ce triptyque d’hommes que nous suivons durant deux heures. Du grand spectacle cinématographique, jouissif et fascinant.

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~ par Zegatt sur 10 mars, 2008.

2 Réponses to “Film du jour (15) – No country…”

  1. Arggghhhh!!! Je commence votre blog par le début,mais ce n’est pas possible: ce sont les frères Coen,pas Cohen! Je vois trop souvent cette erreur,que je trouve injustifiable,vue la répétition de leur nom au générique de leurs films, et je me permet de décharger ici mon indignation, d’autant plus que jusque ici c’est le seul film dont vous parlez sur lequel j’ai le même avis que vous.
    Et une recherche m’apprend que vous récidivez pour A serious man dans l’article Et de 365 jours de mieux! Vous n’avez plus aucune excuse.
    Mais sinon le blog est pas mal.
    Au plaisir.

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