Pages nocturnes (13) – Ellroy

Ellroy est entré dans mon panthéon d’auteurs favoris, avec un quatrième opus de lu cette année, à savoir L.A. Confidential. Une plongée de plus dans le Los Angeles des années 1950, avec en toile de fond une affaire policière aux multiples rebondissements.

Le verbe d’Ellroy pue les relents de violence, de glauque, de racisme, de haine, de corruption. C’est ce qui donne ce ton si réaliste à ses écrits, ce qui permet une immersion dans l’époque révolue dans laquelle il nous entraîne, entre ses héros jamais manichéens, toujours sombres et rarement dans la demi-mesure.

Pour le coup, les héros de L.A. Confidential sont trois flics du LAPD : Ed Exley, Jack Vincennes et Bud White. Ils n’ont pas d’idéaux, et la justice si elle ne déssert pas directement leurs intérêts ne reste qu’un concept éloigné : Exley agit pour la gloire, Vincennes pour la renommée et l’argent, et White à cause d’un sentiment de vengeance personnelle innacompli.

Leurs enquêtes respectives les conduisent entre un trafic de stups, une tuerie nocturne dans un bar, une agence de prostitution haut de gamme, un tueur psychopathe, de la pornographie illégale, le tout avec corruption à tous les étages. Pendant un peu plus de 650 pages, Ellroy nous entraîne sur un rythme haletant, sombre et froid, peuplé de personnages hauts en couleur, de cadavres, de rivalités et de visite d’une cité des Anges pas si angélique que ça.

Certes, les cinquantes dernières pages virent un peu dans le grandiloquent. Mais celles qui auront précédé font la part belle aux répliques efficaces, aux situations fortes et fascinantes. Du grand roman noir.

« Tu n’as pas commencé à nous faire danser sur l’air des droits civiques, ce qui, puisque tu n’en as plus, est un bon gage de ton intelligence. »

« Sa pine le counduit à se traîner aux pieds de sa belle comme une lavette, on dirait une baguette de sourcier. »

« Les hommes possèdent des niveaux de faiblesse acceptables parce que d’autres hommes ferment les yeux sur elles, et des niveaux de faiblesse sources de hontes, quelque chose qu’il faut cacher à tout le monde, sauf à un confesseur expert dans son domaine. »

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~ par Zegatt sur 19 mars, 2008.

Une Réponse to “Pages nocturnes (13) – Ellroy”

  1. Oh, je connais ça ^^ C’est -de mémoire- un auteur que les yaoistes aiment bien. J’ai encore jamais pu en lire -manque de temps quand tu nous tiens…- mais ça fait parti de ma to-read list ^^

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