Apologie de la Déraison (2)

– Il s’agit de remettre le paradoxe à l’ordre du jour. Il n’y a pas de force sans faiblesse, pas de charisme sans défaut. Comment pourrait-il y avoir de la tendresse, s’il  n’y a pas d’abord la compassion ?

– Toute contradiction créée un moment d’incertitude, d’incompréhension et enfin de révolte. L’intensité et la durée de cette révolte dépendent uniquement de l’ampleur de cette contradiction et de sa récurrence dans la vie quotidienne.

– Nos philosophes contemporains ne sont pas des philosophes, ce sont des penseurs de l’aussitôt.
Les pauvres n’ont pas compris que la Littérature, la seule, celle fondamentale, celle avec son Aile majuscule, est tournée vers l’éternité. Non vers cette heure déjà écoulée que les hommes et l’Histoire ont oubliée et que, pourtant, nos penseurs instantanés commentent avec vanité.

– Les grands auteurs sont formidables : ils nous donnent autant envie d’écrire qu’ils nous en rendent incapables.

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~ par Zegatt sur 15 mai, 2008.

5 Réponses to “Apologie de la Déraison (2)”

  1. De qui sont ces phrases ? De toi ?

  2. Yep monsieur.

  3. Ouaou…. O_o
    Il y a assurément du bon et quelques sujets de discussions potentiels !
    Très intéressant.

    Dans cette série je suis, évidemment j’ose dire, en total accord avec la dernière. Sa force est sa simplicité et sa contradiction.
    L’avant dernière m’interpelle énormément (dans le bon sens du terme j’entends). Cependant, j’ai toujours plus de mal avec les phrases qui généralisent. J’ose espérer que « La plupart de nos philosophes… » est plus juste que « Les philosophes ».

    Quant aux deux autres… Je réfléchis encore 😉

  4. Attention ; pas « les philosophes », mais « NOS philosophes CONTEMPORAINS ».
    En d’autres termes, les auto-proclamés munis de leurs simples diplômes justificateurs. Bien qu’il y en ait un ou deux pour qui j’ai de la sympathie (mais que paradoxalement, j’ai assez peu lu ou entendu, par rapport à ceux – bien plus nombreux – de nos contemporains qui rappellent sans cesse leur inutilité réflexionelle chronique).

  5. Oui oui oui… Faute frappe. Mea Culpa. Je m’en suis rendu compte après avoir envoyé le message 😉
    Je comprends ton point de vue et je le partage. C’est juste l’idée de généraliser qui me bloque un peu.

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