Film du jour (23) – Summer of Sam

Jusqu’à ce jour, je ne connaissais que le « Inside Man » de Spike Lee, film efficace même si parfois trop foisonnant. Dans mon tour d’horizon des films consacrés aux tueurs en série, ma route m’a logiquement menée vers son « Summer of Sam » qui traite en toile de fond de la psychose autour du tueur dit « Fils de Sam », alias David Berkovitz, qui terrorisa New York en 1977.
…Et cela faisait bien trois bons mois que je n’avais pas vu un film de cette trempe !

« Summer of Sam » met une bonne demi-heure à véritablement démarrer. Le temps d’offrir un tour d’horizon des personnages, de planter le décor de la fin des années 70, de faire grimper peu à peu la psychose autour du personnage de Sam. Cette mise en place réglée, le système huilé mis en place par Spike Lee n’a plus qu’à tourner à plein régime.

Plutôt que de tomber dans une banale histoire de tueur, le fils de Sam sert ici de prétexte a un survol de la Big Apple et de l’ambiance de l’époque. Loin de se focaliser sur un thème, Lee et sa caméra multiplient les pistes de lectures et les formes de narration.

Au scénario s’entrecroisent des bandes du Bronx, David « Sam » Berkovitz et sa série sanglante, les milieux de la drogue et du sexe, le championnat de Baseball, et la vie de couple malmenée.
Côté visuel, les jeux de lumière et de grain s’en donnent à coeur joie, jonglant entre les prises nocturnes et celles colorisées au néon, sans compter quelques scènes de trips hallucinatoires (dont une assez ratée, seul véritable défaut du film) aux couleurs criardes.
Enfin, vient s’ajouter la monstrueuse bande son qui propose un large panel de l’époque, du funk au disco en passant par le pop-rock, avec à la clé quelques scènes d’anthologie dont un final sur The Who avec « We won’t get fooled again » réglé à la perfection sur les images à l’écran.

Du grand art.

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~ par Zegatt sur 9 août, 2008.

4 Réponses to “Film du jour (23) – Summer of Sam”

  1. SoS est un film d’une rare richesse et virtuosité. J’y ai pour ma part énormément apprécié la scène de rupture entre Mira Sorvino et Leguizamo (en plan séquence je crois) : un vrai moment de vérité sur pellicule, poignant et traumatisant. C’est également l’occasion de découvrir Adrien Brody avant qu’il ne devienne le pianiste de Polanski…

  2. Arrggh ! Je n’ai pas vu ce film ! Mais j’aimerai beaucoup !
    Question Spike Lee, je te conseille 25th Hour datant de 2002 (ou La 25ème heure ou 24 heures avant la nuit selon la traduction)
    Plein de bonnes choses dans ce film, surtout la fabuleuse scène du « Fuck You NY » ! 😉

  3. Superwill >> Exact, un très grand moment visuel cette scène également. A la limite manquerait un visuel supplémentaire de sa main à elle pour créer un équilibre encore plus efficace, mais je pinaille.

    O’Brian >> Décidément, à force de me le faire conseiller, il va falloir que je vois « la 25ème heure ». Ca doit être l’un des films que je n’ai pas vu qui revient le plus dans les conversations, avec « American History X ». Bon, va falloir que je me rattrape !

  4. American History X est très bon aussi oui !
    Un film sous estimé par beaucoup de critiques à cause de son propos très délicat.
    Mais à voir sans aucune hésitation ! 😉
    (d’ailleurs je vais en parler dans une de mes notes à l’occasion…)

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