Apologie de la Déraison (8)

– Les littérateurs souffrent.
Leur grand drame est qu’ils parlent au silence et lui demandent de leur répondre. Leur monologue envahi d’hypothèses avec ceux d’hier, leur analyse incertaine affirmée comme authentique, toute cette supposée éloge de l’écrit n’est trop souvent qu’un massacre qui oublie l’essence même de la page noircie : l’émotion.

– Ce n’est pas le vouloir qui fait l’artiste, mais le devoir.
Devoir, c’est-à-dire souffrir de cette nécessité de créer.
Devoir, également au sens de dû. C’est un dû que la création émane de l’artiste. Son public, son audience demandent de même à recevoir cette création, et elle se doit d’être un don.

– « Hélas, regrette le poète, j’ai écrit assez d’histoires pour savoir que toutes ont une fin. »

– L’humanité a peur d’entrer dans les décombres de son cerveau. Peur de comprendre ce qui se trame à l’intérieur de sa conscience. Elle ne sait pas comment l’assumer, comment accepter.
Elle se fuit par lâcheté, ou la plupart du temps par défaut.

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~ par Zegatt sur 24 avril, 2009.

Une Réponse to “Apologie de la Déraison (8)”

  1. Figer, c’est tuer un peu… Accepter, c’est mourir.

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