En direct du festival (3) – Pas ; Berceuse ; Pas moi

Samuel Beckett. Auteur ô combien difficile. Le manichéisme à l’état pur. On aime ou on n’aime pas. Ca passe ou ça casse.

Avant tout, Beckett demande à être interprété sans défaillance. Il faut de grands acteurs pour jouer du Beckett. Et pour le coup, avec ce triptyque de courtes pièces, justice est rendue. Les trois dames qui monologuent ou dialoguent rendent amplement justice au dramaturge Irlandais franchisant. Le jeu de lumière est réglé au centimètre près, les intonations à la seconde près. C’est beau, c’est bien joué, c’est efficace, c’est grand.

…mais c’est du Beckett. Et ça, on ne changera pas la donne. La répétition, l’absurde, l’inutilité qui tourne en boucle ; ces trois scénettes sont dans le plus pur style de l’auteur, et en conséquence, si une partie du public est en extase, une autre partie de celui-ci (peut-être – sans doute ? – équivalente) est quant à elle plongée dans l’incompréhension. Les connaisseurs et amateurs s’y retrouveront pour leur plus grand bonheur ; les opposants à Beckett ne trouveront pour leur part que des arguments supplémentaires pour justifier de leur incompatibilité endémique avec le dramaturge.

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~ par Zegatt sur 19 juillet, 2009.

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